Belgium – Economic forecast/Projections économiques 2016


La croissance économique restera faible

ve2

La croissance économique devrait ne progresser que légèrement ces deux prochaines années. La lente progression des salaires réels freinera la consommation privée, mais l’allégement de la fiscalité du travail sera bénéfique pour l’emploi. L’investissement progresse modestement malgré des marges bénéficiaires confortables dans un contexte financier favorable. La hausse des prix à la consommation devrait se stabiliser à moins de 2 %. La productivité augmente moins vite que dans la plupart des autres pays de l’OCDE depuis quelques années. Elle pourrait être stimulée par des réformes structurelles qui lèvent les obstacles à la création d’entreprise, encouragent l’innovation, réduisent l’écart entre l’offre et la demande de compétences et favorisent la mobilité de la main-d’oeuvre. Des mesures destinées à améliorer les résultats de l’enseignement et les taux d’activité des populations vulnérables, notamment des immigrés de première et deuxième générations, permettraient d’améliorer la productivité et rendraient la croissance plus inclusive. Les prix des logements et la dette hypothécaire des ménages ont augmenté durant les récentes années, mais les mesures prudentielles en place et l’amélioration du bilan des banques ont atténué les risques qui en découlent pour l’économie réelle. Le faible niveau des taux d’intérêt offre une marge de manoeuvre budgétaire qu’il y aurait lieu d’utiliser pour soutenir la croissance. L’investissement public connaît un repli tel qu’on estime que le stock de capital public diminue. Les projets en cours de développement des infrastructures de transport public et de construction d’écoles sont un premier pas pour inverser cette tendance, mais il faudrait envisager d’investir davantage. On pourrait réduire encore la part des prélèvements sur le travail au profit d’autres impôts, non générateurs de distorsions, pour conforter l’emploi.

Netherlands: Economic forecast – Growth will remain steady

***

ve1

Economic growth is projected to rise only slightly over the next two years. Sluggish real wage growth will hold back private consumption, although lower taxation of labour will support employment. Investment is moderate, despite high profit margins and favourable financial conditions. Consumer price inflation is projected to be stable at under 2%.

Productivity growth has been lower than in most other OECD countries in recent years. It would be boosted by structural reforms that remove barriers to entrepreneurship, strengthen innovation, reduce skill mismatches and foster labour mobility. Improving educational outcomes and labour force participation of vulnerable groups, including first and second-generation immigrants, would raise productivity and enhance inclusive growth. House prices and household mortgage debt have increased in recent years, although prudential measures and improvements in bank balance sheets have mitigated the associated risks to the real economy.

Low interest rates provide fiscal space that should be used to support growth. Public investment has fallen to the point where the stock of public capital is estimated to be declining. The ongoing plans to improve public transport infrastructure and build schools are a start to reversing this development, but more investments should be considered. Taxation could be further shifted from labour towards non-distortionary taxes to strengthen employment.

***

ve3

La croissance économique devrait ne progresser que légèrement ces deux prochaines années. La lente progression des salaires réels freinera la consommation privée, mais l’allégement de la fiscalité du travail sera bénéfique pour l’emploi.

L’investissement progresse modestement malgré des marges bénéficiaires confortables dans un contexte financier favorable. La hausse des prix à la consommation devrait se stabiliser à moins de 2 %.

La productivité augmente moins vite que dans la plupart des autres pays de l’OCDE depuis quelques années. Elle pourrait être stimulée par des réformes structurelles qui lèvent les obstacles à la création d’entreprise, encouragent l’innovation, réduisent l’écart entre l’offre et la demande de compétences et favorisent la mobilité de la main-d’oeuvre.

Des mesures destinées à améliorer les résultats de l’enseignement et les taux d’activité des populations vulnérables, notamment des immigrés de première et deuxième générations, permettraient d’améliorer la productivité et rendraient la croissance plus inclusive. Les prix des logements et la dette hypothécaire des ménages ont augmenté durant les récentes années, mais les mesures prudentielles en place et l’amélioration du bilan des banques ont atténué les risques qui en découlent pour l’économie réelle.

Le faible niveau des taux d’intérêt offre une marge de manoeuvre budgétaire qu’il y aurait lieu d’utiliser pour soutenir la croissance. L’investissement public connaît un repli tel qu’on estime que le stock de capital public diminue. Les projets en cours de développement des infrastructures de transport public et de construction d’écoles sont un premier pas pour inverser cette tendance, mais il faudrait envisager d’investir davantage. On pourrait réduire encore la part des prélèvements sur le travail au profit d’autres impôts, non générateurs de distorsions, pour conforter l’emploi.

La reprise reste timide

La demande intérieure reste le principal moteur de la croissance économique.

L’investissement privé demeure modeste, bien qu’il ait été conforté par une utilisation accrue des capacités, la faiblesse des taux d’intérêt et le niveau élevé des bénéfices des entreprises. La croissance de la consommation est également molle, consécutivement à la baisse des salaires réels et des dépenses publiques. Bien que le taux de chômage reflue lentement depuis la fin de 2015, l’annonce de licenciements à venir dans les services financiers et le secteur manufacturier a sapé la confiance des consommateurs. La suspension temporaire de l’indexation des salaires a probablement réduit les coûts unitaires de main-d’oeuvre en 2016 pour la troisième année consécutive, ce qui a dopé les exportations. L’inflation se maintient à un niveau nettement plus élevé que dans les autres pays de la zone euro, principalement sous l’effet de l’augmentation de la fiscalité indirecte, notamment sur l’électricité, ainsi que des frais de scolarité en Flandre. Sur certains marchés de services, les hausses de prix sont également notables.

Les mesures prises par les autorités renforceront la compétitivité

Le déficit budgétaire va se creuser cette année car les recettes ont faiblement augmenté. Dans un contexte marqué par une lourde dette publique et par le vieillissement de la population, une gestion prudente des finances publiques reste de mise, mais les autorités devraient profiter de taux d’intérêt inhabituellement bas pour soutenir la demande globale à court terme. Bien que les dépenses publiques soient parmi les plus élevées de l’OCDE, l’investissement public est quant à lui tombé à des niveaux nettement inférieurs à la moyenne de l’UE et l’on estime désormais que le stock de capital public diminue. Or, il est de plus en plus urgent de remédier à l’engorgement des infrastructures, notamment à la saturation des réseaux ferroviaires et routiers autour des grandes villes.

L’allégement des prélèvements fiscaux sur les revenus du travail et des cotisations patronales de sécurité sociale sera bénéfique pour l’emploi, mais certains taux de prélèvement sur le travail en Belgique figurent encore parmi les plus élevés de l’OCDE. De même, il y a lieu de se féliciter des mesures visant à augmenter les droits d’accise, les péages routiers et l’imposition des plus-values, à réformer le régime d’imposition des bénéfices des sociétés et de l’élargissement de l’assiette de la TVA. La politique fiscale pourrait être réorientée vers des mesures engendrant moins d’effets de distorsion comme l’extension des péages routiers et le relèvement de la fiscalité sur les véhicules de société.

Le gouvernement propose également une modification du système de négociation salariale, prévoyant notamment une correction automatique a posteriori des accords salariaux, afin de ne pas laisser les salaires réels augmenter plus vite que chez les partenaires commerciaux de la Belgique. Enfin, les mesures proposées en faveur d’une plus grande flexibilité du temps de travail pourraient aider à stimuler la croissance de l’emploi et de la productivité.

La croissance économique restera faible

Selon les prévisions, la croissance devrait ne progresser que légèrement jusqu’en 2018.

La modération salariale freinera la consommation privée, mais aura tendance à améliorer la compétitivité internationale, même si la faible croissance des échanges en Europe nuira aux exportations. La faiblesse des taux d’intérêt, des bénéfices confortables et une forte utilisation des capacités continueront de soutenir l’investissement. À l’horizon 2018, une demande d’exportations un peu plus vigoureuse et une légère remontée de la consommation, portée par une augmentation soutenue de l’emploi, concourront à une modeste accélération de la croissance. L’inflation se stabilisera à moins de 2 %.

Les risques extérieurs se sont accrus du fait de l’incertitude entourant le processus du Brexit. Une expansion moins vigoureuse que prévu des échanges commerciaux pénaliserait la croissance, en particulier compte tenu de la dépendance de la Belgique à l’égard des chaînes de valeur mondiales. Les prix des logements ont plus que doublé en termes nominaux depuis 2000. La dette brute des ménages n’a cessé de progresser ces dix dernières années et se situe désormais au voisinage de la moyenne de la zone euro. Les prêts hypothécaires constituent une part relativement importante du bilan du secteur bancaire. Si la situation financière globale des ménages semble relativement robuste, certains ménages modestes sont vulnérables à une baisse rapide des prix immobiliers. La proposition récente des autorités macro-prudentielles de constituer un volant supplémentaire de fonds propres pour les prêts hypothécaires risqués devrait aider à atténuer ce risque. À l’inverse, les réductions d’impôts et l’apparition de tensions sur le marché du travail pourraient jouer davantage que prévu en faveur de la consommation des ménages. [FR] [EN]

Leave a Reply

Please log in using one of these methods to post your comment:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: