Sanction the use of hate speech !


Sanctionner discours de haine !

  ‘Üzüm üzüme baka baka kararır’ diye boşuna dememişler! Avrupa Konseyi’nin Irkçılık ve Hoşgörüsüzlüğe Karşı Mücadele biriminin öncelikle ve ivedilikle çözüm çabalarını siyasilerden başlatmaları zorunludur!   Türkiye  gibi kurucu üye ülkesinin Cumhurbaşkanı düzeyindeki yöneticisinin ağzından gün geçmiyor ki nefret dolu sözler dökülmesin. Elbette herkesi hedef ve kapsamına almıyor. Muhaliflerini «vurma» amacı güdüyor ve Demokrasiler Kulübü’nün genel sekreteri başta, kimse sesini çıkar(a)mıyor! Örnek alanlar, biat edenler de doğal olarak    [!] izlerinden gidiyorlar. Bu suç, sadece ve sadece aşırı sağ politikacıları, veya cahil vatandaşları kapsamıyor ki!

‘Üzüm üzüme baka baka kararır’ diye boşuna dememişler! Avrupa Konseyi’nin Irkçılık ve Hoşgörüsüzlüğe Karşı Mücadele biriminin öncelikle ve ivedilikle çözüm çabalarını siyasilerden başlatmaları zorunludur! Türkiye gibi kurucu üye ülkesinin Cumhurbaşkanı düzeyindeki yöneticisinin ağzından gün geçmiyor ki nefret dolu sözler dökülmesin. Elbette herkesi hedef ve kapsamına almıyor. Muhaliflerini «vurma» amacı güdüyor ve Demokrasiler Kulübü’nün genel sekreteri başta, kimse sesini çıkar(a)mıyor! Örnek alanlar, biat edenler de doğal olarak [!] izlerinden gidiyorlar. Bu suç, sadece ve sadece aşırı sağ politikacıları, veya cahil vatandaşları kapsamıyor ki!

Mogherini: Challenges affect in particular those who are already subject to discrimination on the grounds of their colour, race, descent, caste and ethnic or national origin.

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Strasbourg, 21.03.2016 – Parmi les recommandations de politique générale publiées aujourd’hui par la Commission antiracisme du Conseil de l’Europe figurent les suivantes : encourager les réactions rapides de personnalités face au discours de haine, promouvoir l’autorégulation des médias, sensibiliser aux conséquences dangereuses du discours de haine, retirer toute aide, financière ou autre, aux partis politiques qui utilisent activement le discours de haine et criminaliser ses manifestations les plus extrêmes tout en respectant la liberté d’expression.

A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance [ECRI] a publié des lignes directrices destinées à l’ensemble des 47 Etats membres du Conseil de l’Europe sur la façon de prévenir le discours de haine, de soutenir ceux qui sont visés par celui-ci et d’en traiter les conséquences.

Le discours de haine est fondé sur l’hypothèse injustifiée qu’une personne ou un groupe sont supérieurs à d’autres. Il incite à des actes de violence ou de discrimination, ce qui nuit au respect des groupes minoritaires et à la cohésion sociale. C’est pourquoi, les gouvernements doivent faire preuve de fermeté et réagir d’urgence face au discours de haine, souligne l’ECRI.

Dans bien des cas, la façon la plus appropriée et la plus efficace de faire face au discours de haine peut être l’autorégulation des institutions publiques et privées, des médias et du secteur lié à Internet, comme l’adoption de codes de conduite prévoyant des sanctions en cas de non-respect. Le cas échéant, il faudrait envisager la suppression de discours de haine d’internet, la divulgation de l’identité de ceux qui utilisent ce type de discours et l’obligation pour les médias de publier des mises au point reconnaissant que quelque chose qu’elles ont publié s’apparente au discours de haine.

Le retrait de toute aide officielle, financière ou autre, aux partis politiques ou autres groupes qui recourent au discours de haine, voire l’interdiction ou la dissolution de telles organisations est une autre recommandation de l’organe antiracisme du Conseil de l’Europe. Dans les cas les plus graves, il est nécessaire de prévoir des interdictions pénales et d’imposer des sanctions, mais il doit s’agir là de mesures de dernier ressort. Il convient ce faisant de conserver un équilibre entre la lutte contre le discours de haine d’une part et la défense de la liberté d’expression d’autre part.

Le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe Thorbjørn Jagland a spécifiquement mis en garde contre l’application sélective et arbitraire de sanctions : « Il faut que les mesures contre le discours de haine soient fondées, proportionnées et non discriminatoires et qu’elles ne servent pas à restreindre la liberté d’expression ou de réunion », a-t-il déclaré. Il a souligné que la lutte contre le discours de haine ne doit pas servir à éliminer toute critique de politiques officielles, à museler l’opposition politique ou à réprimer des convictions religieuses.

L’ECRI a également insisté sur l’importance de l’éducation et de contre-discours pour lutter contre les préjugés et la désinformation qui constituent la base du discours de haine.

« Les personnalités politiques, les responsables religieux et les chefs de communautés ont un rôle essentiel à jouer : non seulement il faut qu’ils évitent de recourir au discours de haine dans leurs interventions, mais ils doivent aussi s’y opposer à titre préventif dans leurs déclarations publiques », a déclaré Christian Ahlund, le président de l’ECRI. « Les Etats devraient accorder une aide pratique à ceux qui sont visés par le discours de haine : il faudrait qu’ils les sensibilisent à leurs droits, que les intéressés reçoivent une assistance juridique et psychologique, qu’ils soient invités à signaler l’usage de discours de haine et à entamer des actions en justice avec l’aide d’organes de promotion de l’égalité et d’organisations non gouvernementales ».

Depuis 2013, l’ECRI concentre son travail de suivi par pays, sur le recours au discours de haine contre les groupes vulnérables.

Liens:

States should sanction the use of hate speech, while safeguarding freedom of expression

Strasbourg, 21.03.2016 – Encouraging speedy reactions by public figures to hate speech, promoting self-regulation of media, raising awareness of the dangerous consequences of hate speech, withdrawing financial and other support from political parties that actively use hate speech and criminalising its most extreme manifestations, while respecting freedom of expression, are among the general policy recommendations issued today by the Council of Europe’s anti-racism commission.

On the occasion of the International Day for the Elimination of Racial Discrimination, the European Commission against Racism and Intolerance [ECRI] issued guidelines to all 47 member States of the Council of Europe on how to prevent hate speech, support those targeted by it, and deal with its consequences.

Hate speech is based on the unjustified assumption that a person or a group of persons are superior to others; it incites acts of violence or discrimination, thus undermining respect for minority groups and damaging social cohesion. This is why governments must resolutely and urgently react to hate speech, ECRI says.

In many instances, the most appropriate and effective approach to tackling hate speech can be self-regulation by public and private institutions, media and the Internet industry, such as the adoption of codes of conduct accompanied by sanctions for non-compliance. When necessary, the deletion of hate speech from web materials, the disclosure of the identity of hate speech users, and the obligation of media to publish acknowledgments that something they ran constitutes hate speech should be required.

Withdrawing all financial and other state support from political parties or other groups using hate speech, and eventually prohibiting or dissolving such groups is another recommendation of the Council of Europe anti-racism body. In the most serious cases, criminal prohibitions and penalties are necessary, but they should be used as a measure of last resort. All along, a balance must be kept between fighting hate speech on the one hand, and safeguarding freedom of speech on the other.

Council of Europe Secretary General Thorbjorn Jagland specifically warned against selective and arbitrary application of sanctions: “Anti-hate speech measures must be well-founded, proportionate, non-discriminatory, and must not be used to curb freedoms of expression or assembly,” he said. Jagland stressed that fighting hate speech must not be used to suppress criticism of official policies, political opposition and religious beliefs.

ECRI also stressed the importance of education and counter-speech in fighting the misconceptions and misinformation that form the basis of hate speech.

“Politicians, religious and community leaders have a crucial role to play – not only should they avoid using hate speech in public discourse, but they should also pro-actively counter it in their public statements,” said ECRI’s Chair Christian Ahlund. “States should also provide practical support to those targeted by hate speech: they should be made aware of their rights, receive legal and psychological assistance, be encouraged to report the use of hate speech and to bring proceedings to court, with the assistance of equality bodies and non-governmental organisations.”

Since 2013, ECRI, in its country monitoring work, has specifically focused on the use of hate speech against vulnerable groups.

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