CoE Report: Sexual abuse of children


Rapport: Abus sexuels sur enfants

coe

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Povering all perpetrators by law, improving data collection, reducing child’s trauma

Strasbourg, 07.12.2015 – The Council of Europe presented today the first report [Full report] on how European states are protecting children against sexual abuse in the circle of trust (see also the Addendum to the report for information on individual countries ). [Addendum]

The report covering 26 European countries (*)was prepared by an expert Lanzarote Committee bringing together all countries that have ratified the Council of Europe’s Convention on Protection of Children against Sexual Exploitation and Sexual Abuse (Lanzarote Convention). [Full document]
The report is based on the data provided by the national authorities and NGOs.

The Council of Europe Secretary General Thorbjørn Jagland said: “All states should implement the recommendations of this report and improve their criminal legislation and judicial procedures. It is crucial there are no gaps in the protection of children from this horrific crime.”

Out of all the countries surveyed, only Spain has criminalized the sexual abuse in the way the Lanzarote Convention requires it, as ‘abuse of a recognised position of trust, authority or influence’. “The vast majority of the states do not cover all possible perpetrators – a parent’s friend or colleague, an older sibling’s friends, a neighbour; and this jeopardizes the child’s right to safety,” said Bragi Gudbrandsson , the Chair of the Lanzarote Committee. The report recommends reviewing national legislation to protect all children, no matter if they are below or above the age for engaging in sexual activities, and even when the perpetrator does not use coercion, force or threat.

“There are huge gaps in data collection on child sexual abuse in Europe,”Gudbrandsson said. “The governments, in co-operation with civil society, must urgently set up coordinating mechanisms specifically tasked with collecting and assessing such data.”

The Lanzarote Committee Chair said it was crucial to make sure that criminal proceedings in cases of sexual abuse are child-friendly, notably to avoid inappropriate and repetitive interviewing. “The child victim having to report a crime made by someone who he or she trusted, respected and possibly loved, is in a particularly delicate situation. We must avoid exacerbating the deep trauma that the child has already suffered.” The states should make every effort to avoid the need for child victims to be physically present during the proceedings. The report highlighted positive examples of Children’s Houses and similar set-ups in Bosnia and Herzegovina, Croatia, Denmark and Iceland.

Removal of the victim from the family environment can be perceived by the child as a punishment for the disclosure and thus should be a measure of last resort; the removal of the alleged perpetrator should be considered first, the report says.

Thirty-nine Council of Europe’s [states] have so far ratified the Lanzarote Convention and criminalized all sexual offences against children. Armenia, Azerbaijan, Czech Republic, Estonia, Ireland, Norway, Slovakia and the UK have signed, but not ratified it.

(*)The current report covers 26 states which had ratified the Lanzarote Convention at the time of the launch of the monitoring round: Albania, Austria, Belgium, Bosnia and Herzegovina, Bulgaria, Croatia, Denmark, Finland, France, Greece, Iceland, Italy, Lithuania, Luxembourg, Malta, the Republic of Moldova, Montenegro, the Netherlands, Portugal, Romania, San Marino, Serbia, Spain, “the former Yugoslav Republic of Macedonia”, Turkey and Ukraine.

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Abus sexuels sur enfants : d’inclure tous les auteurs possibles dans la loi, d’améliorer la collecte de données et d’atténuer le traumatisme subi par les enfants

Strasbourg, 07.12.2015 – Le Conseil de l’Europe a présenté aujourd’hui le Premier rapport [rapport complet] consacré à la façon dont les Etats européens (*)protègent les enfants contre les abus sexuels commis dans le cercle de confiance (voir aussi l’Addendum au rapport qui contient les informations pays par pays) [l’Addendum ]

Ce rapport, qui couvre 26 pays européens*, a été préparé par un comité d’experts (Comité de Lanzarote) réunissant tous les Etats qui ont ratifié la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels. [Convention de Lanzarote] Il s’appuie sur les informations fournies par les autorités nationales et les organisations non gouvernementales.

Pour le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland, « tous les Etats devraient appliquer les recommandations formulées dans le rapport et améliorer leur législation pénale et leurs procédures judiciaires. Il est crucial de protéger totalement les enfants contre ces actes odieux ».

Sur l’ensemble des pays examinés, seule l’Espagne a criminalisé les abus sexuels conformément à la Convention de Lanzarote, c’est-à-dire des actes commis « en abusant d’une position reconnue de confiance, d’autorité ou d’influence sur l’enfant ». « La législation de la grande majorité des Etats ne vise pas tous les auteurs possibles – ami ou collègue d’un parent, amis d’un grand frère ou d’une grande sœur, voisin – ce qui compromet le droit de l’enfant à la sécurité », a déclaré Bragi Gudbrandsson, président du Comité de Lanzarote. Le rapport recommande de revoir la législation nationale pour protéger tous les enfants, qu’ils aient atteint ou non l’âge de se livrer à des activités sexuelles, et ce même si l’auteur n’a pas recours à la contrainte, à la force ou à la menace.
« Il existe d’énormes lacunes dans la collecte de données sur les abus sexuels commis contre des enfants en Europe », a ajouté M. Gudbrandsson. « Les gouvernements, en coopération avec la société civile, doivent créer d’urgence des mécanismes de coordination chargés spécifiquement de collecter et d’évaluer ces données. »

Le président du Comité de Lanzarote a déclaré qu’il était indispensable de veiller à ce que les poursuites pénales pour abus sexuels soient adaptées aux enfants, notamment pour éviter des entretiens maladroits et répétitifs. « La situation où un enfant victime doit signaler une infraction commise par une personne en qui il avait confiance, qu’il respectait et peut-être même qu’il aimait pose un problème particulièrement délicat. Il faut prendre garde à ne pas aggraver le profond traumatisme déjà subi par l’enfant. » Les Etats doivent tout faire pour que la présence des jeunes victimes ne soit pas nécessaire durant la procédure. Le rapport donne des exemples positifs de maisons des enfants ou de centres similaires créés en Bosnie-Herzégovine, en Croatie, au Danemark et en Islande.

Son retrait du milieu familial peut être perçu par l’enfant victime comme une punition pour avoir révélé l’infraction. Cette mesure ne devrait par conséquent être adoptée qu’en dernier ressort ; d’après le rapport, il faudrait d’abord envisager l’éloignement de l’auteur présumé.

A ce jour, 39 Etats du Conseil de l’Europe ont ratifié la Convention de Lanzarote [Pays] et érigé en infractions pénales toutes les infractions sexuelles contre des enfants. L’Arménie, l’Azerbaïdjan, l’Estonie, l’Irlande, la Norvège, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Slovaquie ont signé la Convention mais ne l’ont pas ratifiée.

(*) Il s’agit des pays qui avaient ratifié la Convention de Lanzarote lorsque le cycle de suivi a débuté : Albanie, Autriche, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grèce, Islande, Italie, « l’ex-République yougoslave de Macédoine », Lituanie, Luxembourg, Malte, Monténégro, Pays-Bas, Portugal, République de Moldova, Roumanie, Saint-Marin, Serbie, Turquie et Ukraine.

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