CoE & EP Decisions on the situation in Ukraine.


ukraine

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Strasbourg, 27.02.2014 – Les Délégués des Ministres du Conseil de l’Europe ont tenu mercredi une réunion extraordinaire pour faire le point sur la situation politique en Ukraine et réfléchir à l’assistance que l’Organisation pourrait apporter dans ce contexte. Exprimant sa solidarité avec l’Ukraine et son peuple, le Comité a souligné l’importance de maintenir dans un cadre démocratique les efforts menés en vue de trouver une solution politique dans le pays ainsi que l’attachement de ses 47 gouvernements membres au règlement pacifique des différends et au plein respect de l’intégrité territoriale, de l’unité et de l’indépendance de l’Ukraine.

Les Délégués des Ministres ont souligné que les réformes entreprises en Ukraine devraient être menées de manière pleinement inclusive, obéir intégralement au principe de l’Etat de droit et respecter les engagements pris envers le Conseil de l’Europe, la Convention européenne des droits de l’homme et les autres conventions du Conseil de l’Europe auxquelles l’Ukraine est partie, en particulier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales et la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Le Comité a par ailleurs invité l’Ukraine à faire appel à l’expertise du Conseil de l’Europe lors de la préparation des importantes réformes à venir, en commençant par la révision de la Constitution et de la loi électorale. Il a appelé toutes les parties concernées à faire en sorte que le Comité consultatif international tel que proposé par le Secrétaire Général soit en mesure de commencer son travail sur la base d’un mandat reflétant la situation actuelle.

Au cours de la réunion, il a été donné lecture d’un message du ministre autrichien des Affaires étrangères et Président du Comité des Ministres, Sebastian Kurz. « Nous voulons encourager nos amis en Ukraine à utiliser toute l’expérience de cette organisation, en particulier pour assurer une protection continue de ses minorités, ainsi que son intégrité territoriale, dans le sens de ses obligations auprès du Conseil de l’Europe. »

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Situation en Ukraine

Les Délégués
1. expriment leur solidarité avec l’Ukraine et son peuple et soulignent l’importance de maintenir dans un cadre démocratique les efforts menés en vue de trouver une solution politique dans le pays ;
2. rappellent l’attachement de leurs gouvernements au respect du droit international, de la Charte des Nations Unies et du Statut du Conseil de l’Europe, notamment au règlement pacifique des différends et au plein respect de l’intégrité territoriale, l’unité et l’indépendance de l’Ukraine ;
3. soulignent que les réformes entreprises en Ukraine devraient être menées de manière pleinement inclusive, obéir intégralement au principe de l’Etat de droit et respecter les engagements pris par l’Ukraine, la Convention européenne des Droits de l’Homme et les autres conventions du Conseil de l’Europe auxquelles l’Ukraine est partie, en particulier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales et la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ;
4. appellent toutes les parties concernées à faire en sorte que le Comité consultatif international tel que proposé par le Secrétaire Général soit en mesure de commencer son travail sur la base d’un mandat reflétant la situation actuelle;
5. invitent par ailleurs l’Ukraine à faire appel à l’expertise du Conseil de l’Europe lors de la préparation des importantes réformes à venir, en commençant par la révision de la Constitution et de la loi électorale ;
6. demandent au Secrétaire Général de réviser en tant que de besoin le Plan d’action avec l’Ukraine et de renforcer la présence du Conseil de l’Europe à Kiev afin de fournir l’assistance nécessaire pendant cette période de transition.

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Situation en Ukraine

Les Délégués
1. expriment leur solidarité avec l’Ukraine et son peuple et soulignent l’importance de maintenir dans un cadre démocratique les efforts menés en vue de trouver une solution politique dans le pays ;
2. rappellent l’attachement de leurs gouvernements au respect du droit international, de la Charte des Nations Unies et du Statut du Conseil de l’Europe, notamment au règlement pacifique des différends et au plein respect de l’intégrité territoriale, l’unité et l’indépendance de l’Ukraine ;
3. soulignent que les réformes entreprises en Ukraine devraient être menées de manière pleinement inclusive, obéir intégralement au principe de l’Etat de droit et respecter les engagements pris par l’Ukraine, la Convention européenne des Droits de l’Homme et les autres conventions du Conseil de l’Europe auxquelles l’Ukraine est partie, en particulier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales et la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ;
4. appellent toutes les parties concernées à faire en sorte que le Comité consultatif international tel que proposé par le Secrétaire Général soit en mesure de commencer son travail sur la base d’un mandat reflétant la situation actuelle;
5. invitent par ailleurs l’Ukraine à faire appel à l’expertise du Conseil de l’Europe lors de la préparation des importantes réformes à venir, en commençant par la révision de la Constitution et de la loi électorale ;
6. demandent au Secrétaire Général de réviser en tant que de besoin le Plan d’action avec l’Ukraine et de renforcer la présence du Conseil de l’Europe à Kiev afin de fournir l’assistance nécessaire pendant cette période de transition.

Strasbourg, 27.02.2014 – An extraordinary meeting of the Council of Europe’s Ministers’ Deputies was held on Wednesday to take stock of the political situation in Ukraine and consider the assistance which the Organisation could bring in this context. Expressing its solidarity with Ukraine and its people, the Committee underlined the importance of maintaining efforts towards finding a political solution in the country and the commitment of its 47 governments to the peaceful settlement of disputes and the full respect of the territorial integrity, unity and independence of Ukraine.

The Ministers’ Deputies underlined that the reforms undertaken in Ukraine should be conducted in an all-inclusive manner, fully respect the principle of the rule of law and comply with the country’s commitments to the Council of Europe, the European Convention on Human Rights and the other Council of Europe conventions to which Ukraine is party, in particular the Framework Convention for the Protection of National Minorities and the European Charter for Regional or Minority Languages. The Committee also invited Ukraine to draw on the Council of Europe’s expertise when preparing the important reforms to come, starting with the revision of the Constitution and of the electoral legislation and called on all sides concerned to ensure that the International Advisory Panel as proposed by the Secretary General be enabled to begin its work on the basis of a mandate reflecting the current situation.

During the meeting, a message was also delivered on behalf of the Austrian Foreign Minister and Chairman of the Committee of Ministers Sebastian Kurz. “We want to encourage our friends in Ukraine to use the wealth of experience of this organisation, particularly in order to ensure continued protection of its minorities, as well as territorial integrity, in line with its obligations to the Council of Europe.”

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Message:
Sebastian Kurz
Foreign Minister of Austria and Chairman of the Committee of Ministers of the Council of Europe

Let me state at the beginning – and I know that I am speaking for all of us – how relieved we are that the violent events in Ukraine have come to an end. There is nothing as precious as human life and it is the biggest achievement of the last days that the bloodshed has stopped. Our thoughts are with the families and friends of all those who lost beloved ones.
We convened the Committee in Strasbourg today to discuss the situation in Ukraine and to formulate an adequate response by the Council of Europe. I am aware that in the past weeks this Committee has already discussed the events in this Member State on several occasions and has adopted important decisions and messages of support for Ukraine. The events, however, developed in an incredible pace, which nobody had foreseen. This new situation in my view justifies that we convene this meeting, in order to pass on another clear message of support to Ukraine. So thank you for coming to this meeting, and special thanks to the Secretary General and his team.
Our message must be twofold:
First, the Council of Europe continues to stand ready to assist its Member State Ukraine with its expertise. As has already been signalled by this Committee and the Secretary General in the past, the institutions and bodies of this organisation offer their independent knowledge and advice, in particular in the legal field. The Venice Commission already during the last weeks was prepared to contribute to a solution of the situation with an analysis of the legislation adopted on 16 January. We want to encourage our friends in Ukraine to use the wealth of experience of this organisation in its key areas of democracy, human rights and the rule of law in order to sustainably continue its development in line with the obligations and values of the Council of Europe.
Let us therefore start discussing with Ukraine a revision of the Action Plan for Ukraine, as referred to by the Secretary General in his intervention to this Committee on 5 February. This would allow to rapidly adapt the Action Plan to possible new needs identified by our Ukrainian partners.
Since the Council of Europe is not the only organisation in which Ukraine is a member or participating, it appears wise to coordinate closely with other organisations our efforts to assist Ukraine. An international platform could be created for co-ordination of international activities and information sharing, based on the principles of impartiality and inclusivity.
Ladies and gentlemen,
The second part of our message is also linked with Ukraine’s membership in this organisation. Being a member of the Council of Europe does not only bring about rights, it is also linked to obligations. One of these obligations is to respect the rights enshrined in the European Convention for the Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms. This convention obliges its signatories to secure to everyone within their jurisdiction the rights and freedoms defined in it. I strongly encourage our Ukrainian partners to keep this obligation in mind when new laws are being prepared and adopted, including on the constitutional level.
We all have to pool our efforts in order to support Ukraine in its endeavours to further consolidate a democratic state, which fully respects human rights and provides for institutions which are acting in accordance with the rule of law.

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Situation in Ukraine

The Deputies
1. expressed their solidarity with Ukraine and its people and underlined the importance of maintaining the efforts towards a political solution in the country within a democratic context;
2. recalled their governments’ commitment to the respect for international law, for the United Nations’ Charter and for the Statute of the Council of Europe, and in particular to the peaceful settlement of disputes and the full respect of the territorial integrity, unity and independence of Ukraine;
3. underlined that the reforms undertaken in Ukraine should be conducted in an all-inclusive manner, fully respect the principle of the rule of law and comply with the country’s commitments to the Council of Europe, the European Convention on Human Rights and the other Council of Europe conventions to which Ukraine is party, in particular the Framework Convention for the Protection of National Minorities and the European Charter for Regional or Minority Languages;
4. called on all sides concerned to ensure that the International Advisory Panel as proposed by the Secretary General be enabled to begin its work on the basis of a mandate reflecting the current situation;
5. invited Ukraine to draw on the Council of Europe’s expertise when preparing the important reforms to come, starting with the revision of the Constitution and of the electoral legislation;
6. requested the Secretary General to revise, as appropriate, the Action Plan with Ukraine and to reinforce the Council of Europe presence in Kyiv in order to provide the necessary assistance during this transition period.

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Situation en Ukraine

Les Délégués
1. expriment leur solidarité avec l’Ukraine et son peuple et soulignent l’importance de maintenir dans un cadre démocratique les efforts menés en vue de trouver une solution politique dans le pays ;
2. rappellent l’attachement de leurs gouvernements au respect du droit international, de la Charte des Nations Unies et du Statut du Conseil de l’Europe, notamment au règlement pacifique des différends et au plein respect de l’intégrité territoriale, l’unité et l’indépendance de l’Ukraine ;
3. soulignent que les réformes entreprises en Ukraine devraient être menées de manière pleinement inclusive, obéir intégralement au principe de l’Etat de droit et respecter les engagements pris par l’Ukraine, la Convention européenne des Droits de l’Homme et les autres conventions du Conseil de l’Europe auxquelles l’Ukraine est partie, en particulier la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales et la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ;
4. appellent toutes les parties concernées à faire en sorte que le Comité consultatif international tel que proposé par le Secrétaire Général soit en mesure de commencer son travail sur la base d’un mandat reflétant la situation actuelle;
5. invitent par ailleurs l’Ukraine à faire appel à l’expertise du Conseil de l’Europe lors de la préparation des importantes réformes à venir, en commençant par la révision de la Constitution et de la loi électorale ;
6. demandent au Secrétaire Général de réviser en tant que de besoin le Plan d’action avec l’Ukraine et de renforcer la présence du Conseil de l’Europe à Kiev afin de fournir l’assistance nécessaire pendant cette période de transition.

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European Parliament Resolution on Ukraine.

The European Parliament,
– having regard to its previous resolutions on the European Neighbourhood Policy, on the Eastern Partnership (EaP) and on Ukraine, with particular reference to its resolution of 6 February 2014 on the situation in Ukraine(1),
– having regard to its resolution of 12 December 2013 on the outcome of the Vilnius Summit and the future of the Eastern Partnership, in particular as regards Ukraine(2),
– having regard to the European Council conclusions of 19-20 December 2013,
– having regard to the conclusions of the extraordinary meeting of the Foreign Affairs Council on Ukraine of 20 February 2014,
– having regard to Rule 110(2) and (4) of its Rules of Procedure,
A. whereas since the decision of the Ukrainian President and Government to suspend the signing of the Association Agreement, hundreds of thousands of people have spontaneously taken to the streets all over the country to demonstrate in favour of European integration; whereas in Kyiv the demonstrators have been peacefully occupying Independence Square (Maidan Nezalezhnosti), calling for strong political change with a view to making the government review its decision;
B. whereas the authorities under President Yanukovych clearly violated the law by authorising the security forces to use live ammunition against the protesters and by deploying snipers on roofs in and around Independence Square, which since late November 2013 has been the epicentre of an anti-government and pro-European protest; whereas protesters and bystanders were executed on the streets of Kyiv, provoking international outrage and condemnation;
C. whereas, at the same time, three foreign affairs ministers from the EU travelled to Kyiv in an effort to mediate a compromise solution between President Yanukovych and the opposition; whereas they managed to broker an agreement on a roadmap for a peaceful and democratic exit from the crisis; whereas the Russian special envoy also facilitated the agreement, but without co-signing it;
D. whereas, as a consequence, the EU decided to impose targeted sanctions, including an asset freeze and a visa ban, on those responsible for human rights violations, violence and use of excessive force; whereas the Member States agreed, furthermore, to suspend export licences on equipment which might be used for internal repression and reassess export licences for equipment covered by Common Position 2008/944/CFSP;
E. whereas the citizens of Lviv and Donetsk took the initiative of using the Russian and Ukrainian languages respectively in their daily business of 26 February 2014 as a gesture of solidarity and unity for the whole country;
F. whereas the Verkhovna Rada adopted a resolution on 21 February 2014 denouncing the ‘anti-terrorism’ operations and demanding that the security forces withdraw from the centre of Kyiv; whereas, by doing so, the parliament demonstrated its determination to play a central role and to take control of the situation in the country; whereas, the following day, it voted on the dismissal of President Yanukovych, the return to the 2004 Constitution, early elections on 25 May 2014 and the release of former Prime Minister Yulia Tymoshenko;
1. Pays tribute to those fighting and dying for European values, and expresses its deepest condolences to the families of the victims, strongly condemns all acts of violence and calls on all Ukrainian citizens, along with political and civic leaders, to act with the utmost responsibility in this historic moment for Ukraine;
2. Firmly condemns the brutal and disproportionate action of anti-riot forces such as Berkut, snipers and others that led to the dramatic escalation of violence; deplores the deaths and injuries sustained on all sides and expresses its most sincere condolences to the families of the victims; warns that any further escalation of violence would be disastrous for the Ukrainian nation and could undermine the unity and territorial integrity of the country; stresses that it is now of paramount importance that all parties demonstrate a sense of responsibility, restraint and commitment to an inclusive political dialogue, and exclude extrajudicial retaliation; urges all political forces to work together at this critical juncture for Ukraine and to facilitate compromise solutions, taking clear distance from extremists and avoiding provocation and violent actions that might fuel separatist moves;
3. Welcomes the responsible role played by the Verkhovna Rada in assuming its full constitutional functions and filling the political and institutional vacuum created by the resignation of the government and the dismissal of the President, who was then ousted by the Parliament; takes note of the measures adopted so far by the parliament with regard, in particular, to the return to the 2004 Constitution, the decision to hold presidential elections on 25 May 2014, the decision to withdraw police and security forces, and the release from prison of Yulia Tymoshenko; stresses how important it is that the Ukrainian Parliament and its members continue to abide by the rule of law;
4. Commends the people of Ukraine on the orderly change in power and on their civic resilience in the past few months, and underlines the fact that this civic and popular protest serves as an example and will mark a watershed in the history of Ukraine; stresses that this democratic, civic victory should not be marred by any spirit of revenge or acts of retribution towards adversaries, or by political infighting; stresses that those who committed crimes against the citizens of Ukraine and who misused the power of the state should face independent trials; calls for the setting-up of an independent commission to investigate, in close collaboration with the Council of Europe International Advisory Panel and the OSCE, the human rights violations that have taken place since the beginning of the demonstrations;
5. Supports the EU’s dual-track approach, which combines intensified diplomatic efforts with targeted sanctions against those responsible for ordering human rights abuses related to political oppression; calls for the enactment of the targeted sanctions as agreed by the Foreign Affairs Council and urges the Member States to implement their own anti�money�laundering legislation to stop the flow of embezzled money from Ukraine, and to ensure the return of stolen assets deposited in the EU; considers that a truly independent investigation of the crimes committed should start immediately and that the targeted sanctions should be lifted as soon as the situation in Ukraine improves and such an investigation of the crimes committed starts to deliver results; calls for an investigation into the massive embezzlement of state funds and assets by the cronies and ‘family’ of ousted President Yanukovych, for the freezing of all their assets pending clarification of how they were acquired and, where they are proved to have been stolen, for the return of such assets by the governments of the Member States;
6. Urges the Commission, the Member States and international humanitarian organisations to deploy quick, robust and direct medical and humanitarian assistance for all victims;
7. Calls on all sides and third countries to respect and support the unity and territorial integrity of Ukraine; calls on all political forces within Ukraine and all the international actors involved to commit themselves to work for the territorial integrity and national unity of Ukraine, taking account of the cultural and linguistic composition of the country and its history; calls on the Ukrainian Parliament and the incoming government to respect the rights of minorities in the country and the use of Russian and other minority languages; calls for the adoption of new legislation in line with Ukraine’s obligations under the European Charter for Regional or Minority Languages;
8. Recalls that the existing borders of Ukraine were guaranteed by the United States of America, the Russian Federation and the United Kingdom in the Budapest Memorandum on Security Assurances when Ukraine relinquished nuclear weapons and joined the Nuclear Non-Proliferation Treaty (NPT); reminds the Russian Federation that, together with the two other countries mentioned above, it committed itself in the same act to refraining from economic coercion designed to subordinate to its own interest the exercise by Ukraine of the rights inherent in its sovereignty and thus to secure advantages of any kind;
9. Stresses the importance of not losing momentum in addressing the root causes of the crisis, and establishing people’s trust in politics and the institutions; believes, furthermore, that this requires constitutional and structural reforms aimed at the creation of an effective system of checks and balances, a closer link between politics and society, the rule of law, accountability, and a truly independent and impartial judicial system and credible elections;
10. Welcomes the conclusions of the extraordinary Foreign Affairs Council of 20 February 2014 and, in particular, the decision to introduce targeted sanctions, including an asset freeze and a visa ban directed against those responsible for human rights violations, violence and the use of excessive force, and to suspend export licences for equipment that might be used for internal repression; notes the enormous impact that these sanctions have had on Ukrainian public opinion, and is of the opinion that these measures could have been adopted earlier; takes the view, however, that these sanctions should be maintained as part of the EU policy towards Ukraine during this transitional period;
11. Welcomes the release of former Prime Minister Yulia Tymoshenko from prison, and hopes that her release will symbolise the end of selective and politically motivated justice in Ukraine; demands the immediate and unconditional release of all the demonstrators and political prisoners who have been illegally detained, the dropping of all charges against them, and their political rehabilitation;
12. Urges all political forces to work together, at this critical juncture for Ukraine, towards a peaceful political transition, an ambitious and broad-based reform agenda and a European-standards-oriented government, to uphold the unity and territorial integrity of the country, and to facilitate compromise solutions for the future of Ukraine; calls on the interim authorities to guarantee democratic rights and freedoms to all democratic political forces and to prevent attacks against any of them;
13. Reiterates that the Association Agreement / Deep and Comprehensive Free Trade Agreement (DCFTA) is ready for signing with the new government, as soon as possible and as soon as the new government is ready to do so;
14. Welcomes the fact that out of the three benchmarks set by the Foreign Affairs Council of 2012, the one on ending selective justice (imprisonment of Yulia Tymoshenko) has been met, while the remaining two, on justice and the election systems, these being the demands of the protest movement, are already the subject of profound change and reform, which will hopefully soon be completed by the new coalition government and supported by the new parliamentary majority;
15. Calls on the Commission to work together with the Ukrainian authorities to find ways to counterbalance the effects of the retaliatory measures adopted by Russia in order to stop the signing of the Association Agreement, as well as of possible new measures; welcomes the announcement by the EU Commissioner for Economic and Monetary Affairs and the Euro, Olli Rehn, of the EU’s readiness to provide a substantial, ambitious, both short- and long-term financial aid package, once a political solution is in place based on democratic principles, a commitment to reform and the appointment of a legitimate government; calls on Russia to adopt a constructive attitude so as to create the conditions for Ukraine to benefit from bilateral relations with both the EU and Russia; urges the EU and its Member States to speak to Russia with one voice in support of the European aspirations of Ukraine and other EaP countries that freely choose to deepen their relations with the EU;
16. Expects the Council and the Commission to come forward as soon as possible, together with the IMF and the World Bank, with short-term financial assistance and a balance of payments facility, complemented with a long-term package, together with the EBRD and the EIB, of financial support to help Ukraine tackle its worsening economic and social situation and provide economic support to launch the necessary deep and comprehensive reforms of the Ukrainian economy; calls for an international donors’ conference to be held without undue delay; calls on the Commission and the EEAS to make the best use of funds available for Ukraine under the existing financial instruments and to consider making additional resources available for Ukraine as soon as possible;
17. Acknowledges that widespread corruption at all levels of government continues to hamper Ukraine’s potential to develop and is undermining the confidence of citizens in their own institutions; urges the new government, therefore, to make the fight against corruption a top priority in its programme, and calls for the EU to assist these efforts;
18. Stresses the urgent need to set up a truly independent and impartial judicial system;
19. Calls on the Council to authorise the Commission to speed up the visa dialogue with Ukraine; stresses that the swift finalisation of the visa liberalisation agreement – following the example of Moldova – between the EU and Ukraine is the best way to respond to the expectations of Ukrainian civil society and youth; calls, in the meantime, for the immediate introduction of temporary, very simple, low-cost visa procedures at EU and Member State level, together with strengthened research cooperation, expanded youth exchanges and increased availability of scholarships;
20. Takes the view that the DCFTA provisions do not represent any commercial challenges for the Russian Federation and that the Association Agreement is no impediment to Ukraine’s good relations with its eastern neighbour; underlines that instability in the shared neighbourhood is neither in the EU’s nor in Russia’s interest; emphasises that applying political, economic or other coercion is in breach of the Helsinki Final Act;
21. Takes note of the decision to hold presidential elections on 25 May 2014; underlines the need to ensure that these elections will be free and fair; strongly encourages the Verkhovna Rada to adopt the necessary electoral legislation in line with the Venice Commission recommendations, including a renewed law on the financing of political parties that addresses the issues identified by GRECO and the OSCE/ODIHR; encourages international observation of the upcoming elections and declares its readiness to set up its own observation mission for this purpose through a substantial European Parliament election observation mission; believes that legislative elections should be organised swiftly after the presidential elections and before the end of the year; calls on the Commission, the Council of Europe and the OSCE/ODIHR to provide reinforced pre-election support and a substantial long-term election monitoring mission so that the presidential elections scheduled for 25 May 2014 can be held in accordance with the highest standards and produce a result all contenders can accept; calls for detachment of European Parliament staff to the EU delegation in Kyiv for a transitional period leading up to the elections;
22. Welcomes the recent recognition by the Council that the Association Agreement, including a DCFTA, does not constitute the final goal in EU–Ukraine cooperation; points out that the EU stands ready to sign the AA/DCFTA as soon as the current political crisis is resolved and the new Ukrainian authorities are ready for a serious European perspective; recalls, furthermore, that Article 49 TEU applies to Ukraine, as to any other European state, provided that it adheres to the principles of democracy, respects fundamental freedoms and human and minority rights, and ensures the rule of law;
23. Expresses support for the civil-society and non-partisan initiative to set up a ‘Maidan Platform’, in order to develop a strategy to overcome the endemic corruption in Ukraine;
24. Instructs its President to forward this resolution to the Council, the Commission, the governments of the Member States, the acting President, Government and Parliament of Ukraine, the Council of Europe and the President, Government and Parliament of the Russian Federation.

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Parlement européen : Résolution sur l’Ukraine.

Le Parlement européen,
– vu ses résolutions antérieures sur la politique européenne de voisinage, sur le partenariat oriental et sur l’Ukraine, et notamment sa résolution du 6 février 2014 sur la situation en Ukraine(1),
– vu sa résolution du 12 décembre 2013 sur le bilan du sommet de Vilnius et l’avenir du partenariat oriental, notamment en ce qui concerne l’Ukraine(2),
– vu les conclusions du Conseil européen des 19 et 20 décembre 2013,
– vu les conclusions de la réunion extraordinaire du Conseil “Affaires étrangères” du 20 février 2014 sur l’Ukraine,
– vu l’article 110, paragraphes 2 et 4, de son règlement,
A. considérant qu’à la suite de la décision du président et du gouvernement ukrainiens de suspendre la signature de l’accord d’association, des centaines de milliers de personnes sont spontanément descendues dans les rues partout dans le pays pour manifester en faveur de l’intégration européenne; que les manifestants occupent de manière pacifique la place de l’Indépendance (Maïdan Nezalejnosti), à Kiev, réclamant un changement politique fort en vue d’amener le gouvernement à reconsidérer sa décision;
B. considérant que les autorités aux ordres du président Ianoukovitch ont clairement enfreint la loi en autorisant les forces de sécurité à tirer à balles réelles sur les manifestants et en déployant des tireurs isolés sur les toits autour et à proximité de la place de l’Indépendance, théâtre depuis fin novembre 2013 d’une manifestation antigouvernementale et pro�européenne; considérant que des manifestants et des passants ont été abattus dans les rues de Kiev et que ces exactions ont scandalisé la communauté internationale, qui les a condamnées;
C. considérant qu’au même moment, trois ministres des affaires étrangères de l’Union européenne se sont rendus à Kiev pour tenter une médiation entre le président Ianoukovitch et l’opposition afin que ceux�ci parviennent à un compromis; considérant qu’ils ont réussi à arracher un accord sur une feuille de route pour une sortie de crise pacifique et démocratique; considérant que l’envoyé spécial de Moscou a également contribué à la conclusion de l’accord, bien qu’il ne l’ait pas cosigné;
D. considérant qu’en conséquence, l’Union européenne a décidé d’imposer des sanctions ciblées, comprenant un gel des avoirs et une interdiction de visa, contre les personnes responsables de violations des droits de l’homme, de violences et d’un recours excessif à la force; considérant que les États membres sont convenus, en outre, de suspendre les licences d’exportation d’équipements qui pourraient être utilisés à des fins de répression interne et de réévaluer les licences d’exportation d’équipements relevant de la position commune 2008/944/PESC;
E. considérant que les citoyens de Lviv et de Donetsk ont pris l’initiative d’utiliser respectivement le russe et l’ukrainien dans leurs affaires quotidiennes du 26 février 2014 en geste de solidarité et d’unité pour l’ensemble du pays;
F. considérant que la Verkhovna Rada a adopté une résolution, le 21 février 2014, dans laquelle elle dénonçait les opérations “antiterroristes” et demandait que les forces de sécurité se retirent du centre de Kiev; considérant que, ce faisant, le Parlement a fait la preuve de sa détermination à jouer un rôle central et à prendre le contrôle de la situation dans le pays; considérant que, le lendemain, il a voté la destitution du président Ianoukovitch, le retour à la constitution de 2004, des élections anticipées le 25 mai 2014 et la libération de l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko;
1. rend hommage aux personnes qui luttent et perdent la vie pour les valeurs européennes, et présente ses condoléances les plus sincères aux familles des victimes, condamne fermement tous les actes de violence et invite tous les citoyens ukrainiens, ainsi que les dirigeants politiques et de la société civile, à faire preuve de la plus grande responsabilité en ces heures historiques pour l’Ukraine;
2. condamne avec fermeté les actions brutales et disproportionnées des forces antiémeutes telles que les Berkut, les snipers et autres qui ont entraîné une escalade dramatique de la violence; déplores les morts et les blessures subies de toutes parts et fait part de ses condoléances les plus sincères aux familles des victimes; avertit que toute nouvelle escalade de la violence serait désastreuse pour la nation ukrainienne et pourrait porter atteinte à l’unité et à l’intégrité territoriale du pays; souligne qu’il est désormais capital que toutes les parties fassent preuve de sens des responsabilités, de modération et d’engagement envers un dialogue politique ouvert à tous, et excluent les représailles extrajudiciaires; presse toutes les forces politiques de coopérer dans cette conjoncture critique pour l’Ukraine et de faciliter les solutions de compromis, en prenant clairement leurs distances vis-à-vis des extrémistes et en évitant la provocation et les actions violentes qui pourraient alimenter les tendances séparatistes;
3. salue le rôle responsable joué par la Verkhovna Rada, le parlement ukrainien, qui a assumé pleinement ses responsabilités constitutionnelles en comblant le vide politique et institutionnel créé par la démission du gouvernement et la destitution, par le parlement, du président; prend acte des mesures adoptées jusqu’à présent par le parlement en ce qui concerne, notamment, le retour à la constitution de 2004, la décision d’organiser des élections présidentielles le 25 mai 2014, la décision de retirer les forces de police et de sécurité et la libération de l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko; souligne combien il importe que le parlement ukrainien et ses membres continuent de respecter l’état de droit;
4. félicite le peuple ukrainien pour le changement de pouvoir en bon ordre et pour la résistance citoyenne dont il a fait preuve ces derniers mois; souligne que ce mouvement de protestation citoyenne et populaire est un exemple et marquera un tournant dans l’histoire de l’Ukraine; souligne que cette victoire citoyenne et démocratique ne doit pas être ternie par un esprit revanchard ou par des représailles contre les opposants ou encore par des luttes politiques intestines; souligne qu’il convient de juger de manière indépendante les individus qui ont commis des crimes contre les citoyens ukrainiens ou qui ont abusé des pouvoirs de l’État; demande la mise en place d’une commission indépendante chargée d’enquêter, en étroite collaboration avec le groupe consultatif international du Conseil de l’Europe et l’OSCE, sur les violations des droits de l’homme qui ont eu lieu depuis le début des manifestations;
5. soutient l’approche à deux niveaux de l’Union européenne, qui combine des efforts diplomatiques intensifiés et des sanctions ciblées contre les personnes qui ont ordonné des violations des droits de l’homme liées à l’oppression politique; demande l’adoption des sanctions ciblées décidées par le conseil “Affaire étrangères” et presse les États membres de mettre en œuvre leur propre législation anti-blanchiment d’argent pour faire cesser l’afflux d’argent détourné en provenance d’Ukraine et pour assurer le retour des actifs volés déposés dans l’Union européenne; estime qu’une enquête véritablement indépendante sur les crimes commis devrait démarrer sans attendre et que les sanctions ciblées devraient être levées dès que la situation en Ukraine s’améliorera et que cette enquête sur les crimes commis aura commencé à donner des résultats; demande la réalisation d’une enquête sur les détournements massifs de fonds et de biens publics par les proches et la “famille” de l’ex-président Ianoukovitch, le gel de tous leurs avoirs jusqu’à ce que soit clarifiée la façon dont ils les ont acquis et, s’il s’agit de biens volés, préconise leur restitution par les gouvernements des États membres de l’Union;
6. invite la Commission, les États membres et les organisations humanitaires internationales à apporter une aide médicale et humanitaire rapide, substantielle et directe à toutes les victimes;
7. demande à toutes les parties et aux pays tiers de respecter et de soutenir l’unité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine; invite toutes les forces politiques de l’Ukraine et tous les acteurs internationaux concernés à s’engager à œuvrer en faveur de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale de l’Ukraine, en tenant compte de la composition culturelle et linguistique du pays ainsi que de son histoire; invite le Parlement ukrainien et le futur gouvernement à respecter les droits des minorités du pays et l’utilisation du russe et d’autres langues minoritaires; demande l’adoption d’une nouvelle législation en lien avec les obligations qui sont celles de l’Ukraine en vertu de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires;
8. rappelle que les frontières actuelles de l’Ukraine ont été garanties par les États-Unis d’Amérique, la Fédération de Russie et le Royaume-Uni dans le mémorandum de Budapest concernant les garanties de sécurité lorsque l’Ukraine a renoncé aux armes nucléaires et a adhéré au traité sur la non-prolifération de ces armes; rappelle à la Fédération de Russie que, dans ce mémorandum, elle s’est engagée, aux côtés des deux autres pays précités, à s’abstenir d’appliquer à l’Ukraine des pressions économiques destinées à s’approprier des avantages divers et à subordonner à ses propres intérêts l’exercice par ce pays des droits qui relèvent de sa propre souveraineté;
9. souligne qu’il importe de continuer à s’attaquer sans faiblir aux causes profondes de la crise, en donnant confiance à la population dans la politique et dans les institutions; estime, en outre, que cela demande des réformes constitutionnelles et structurelles pour la création d’un système efficace d’équilibre des pouvoirs, une articulation plus étroite entre la politique et la société, l’état de droit, la responsabilité et un système judiciaire réellement indépendant et impartial ainsi que des élections crédibles;
10. se félicite des conclusions de la réunion extraordinaire du Conseil “Affaires étrangères” du 20 février 2014, en particulier de la décision d’imposer des sanctions ciblées, notamment le gel des avoirs et l’interdiction de visa, aux individus responsables des violations des droits de l’homme, d’usage de la violence et d’une force excessive, et de suspendre les licences d’exportation pour le matériel susceptible d’être utilisé à des fins de répression à l’intérieur du pays; relève les répercussions considérables de ces sanctions sur l’opinion publique ukrainienne et estime que ces mesures auraient pu être adoptées plus tôt; estime toutefois que ces sanctions devraient être maintenues dans le cadre de la politique de l’Union européenne à l’égard de l’Ukraine pendant cette période transitoire;
11. salue la libération de l’ancienne première ministre Ioulia Timochenko, et espère que sa libération symbolisera la fin d’une justice sélective et politique en Ukraine; exige la libération immédiate et inconditionnelle ainsi que la réhabilitation politique de tous les manifestants et prisonniers politiques détenus illégalement, ainsi que l’abandon de toutes les charges retenues contre eux;
12. invite instamment toutes les forces politiques à œuvrer de concert, en ce moment critique pour l’Ukraine, pour une transition politique pacifique, un programme de réformes vaste et ambitieux et la mise en place d’un gouvernement axé sur les valeurs et principes européens, à préserver l’unité et l’intégrité territoriale du pays, et à faciliter l’adoption de solutions de compromis pour l’avenir de l’Ukraine; demande aux autorités par intérim de garantir les droits et libertés démocratiques à l’ensemble des forces politiques démocratiques et d’empêcher toute attaque contre celles-ci;
13. rappelle que l’accord d’association / accord de libre-échange approfondi et complet est prêt pour la signature avec le nouveau gouvernement, dès que possible et dès que le nouveau gouvernement sera prêt pour cela;
14. se félicite que, sur les trois critères fixés par le Conseil “Affaires étrangères” en 2012, celui qui concerne la fin de la justice sélective (détention de Ioulia Timochenko) est désormais rempli, et que les deux autres domaines, que sont la justice et le système électoral, objet des exigences du mouvement de protestation, connaissent dès à présent de profonds changements et des réformes, qui, espérons-le, seront menés à bien par le nouveau gouvernement de coalition et bénéficieront du soutien de la nouvelle majorité parlementaire;
15. demande à la Commission de travailler de concert avec les autorités ukrainiennes afin de trouver des moyens de compenser les effets des mesures de représailles adoptées par la Russie pour bloquer la signature de l’accord d’association, ainsi que d’éventuelles nouvelles mesures; salue l’annonce, par Olli Rehn, commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires et de l’euro, de la volonté de l’Union européenne à offrir un dispositif substantiel ambitieux d’aide financière à court et long termes, dès qu’une solution politique fondée sur les principes démocratiques, l’attachement aux réformes et la désignation d’un gouvernement légitime, aura été mise en place; invite la Russie à adopter une attitude constructive afin de mettre en place des conditions permettant à l’Ukraine de bénéficier tant des relations bilatérales avec l’Union européenne qu’avec la Russie; encourage vivement l’Union européenne et ses États membres à s’exprimer d’une seule voix face à la Russie afin d’afficher leur soutien aux aspirations européennes de l’Ukraine et des autres pays du partenariat oriental qui font librement le choix de renforcer leurs relations avec l’Union;
16. attend du Conseil et de la Commission qu’ils présentent le plus rapidement possible, en coopération avec le FMI et la Banque mondiale, une aide financière à court terme et un mécanisme de soutien à la balance des paiements, complétés par un paquet à long terme, avec la BERD et la BEI, de soutien financier pour aider l’Ukraine à faire face à l’aggravation de sa situation économique et sociale et lui fournir un soutien économique pour entreprendre les réformes profondes et globales dont l’économie ukrainienne a besoin; demande qu’une conférence internationale des donateurs soit organisée dans les meilleurs délais; demande à la Commission et au SEAE de faire le meilleur usage possible des fonds disponibles pour l’Ukraine dans le cadre des instruments financiers existants et d’étudier la possibilité de débloquer des fonds supplémentaires le plus rapidement possible;
17. reconnaît que la corruption généralisée à tous les niveaux du gouvernement continue d’entraver le potentiel de développement de l’Ukraine et sape la confiance de ses citoyens envers leurs propres institutions; prie donc instamment le nouveau gouvernement de faire de la lutte contre la corruption l’une des priorités essentielles de son programme et invite l’Union européenne à contribuer à ces efforts;
18. souligne l’urgente nécessité de mettre en place un système judiciaire véritablement indépendant et impartial;
19. invite le Conseil à autoriser la Commission à accélérer le dialogue sur les visas avec l’Ukraine; souligne que la mise au point rapide de l’accord de libéralisation du régime des visas, selon l’exemple de la Moldavie, entre l’Union européenne et l’Ukraine est le meilleur moyen de répondre aux attentes de la société civile et de la jeunesse ukrainiennes; réclame, par ailleurs, la mise en place immédiate de procédures de délivrance de visas temporaires, très simples et à faible coût au niveau de l’Union et des États membres, ainsi qu’un renforcement de la coopération dans le domaine de la recherche, une multiplication des échanges de jeunes et un nombre accru de bourses d’études;
20. estime que les dispositions de l’accord de libre-échange approfondi et complet ne constituent pas une menace commerciale pour la Fédération de Russie et que l’accord d’association ne fait pas obstacle aux bonnes relations de l’Ukraine avec son voisin oriental; souligne que l’instabilité dans leur voisinage commun ne sert ni les intérêts de l’Union européenne, ni ceux de la Russie; souligne que le recours aux pressions politiques, économiques et autres constitue une violation de l’Acte final d’Helsinki;
21. prend acte de la décision d’organiser des élections présidentielles le 25 mai 2014; souligne qu’il faut faire en sorte que ces élections soient libres et équitables; encourage vivement la Verkhovna Rada à adopter la législation électorale nécessaire, conformément aux recommandations de la commission de Venise, y compris une révision de la loi sur le financement des partis politiques qui tienne compte des questions identifiées par le GRECO et l’OSCE/BIDDH; encourage l’observation internationale des prochaines élections et se dit prêt à mettre en place sa propre mission d’observation à cette fin par le biais d’une mission substantielle d’observation électorale du Parlement européen; estime que des élections législatives devraient être organisées rapidement après les élections présidentielles et avant la fin de l’année; invite la Commission, le Conseil de l’Europe et l’OSCE/BIDDH à renforcer leur soutien préélectoral et à mettre en place une mission ambitieuse d’observation des élections à long terme afin que les élections présidentielles prévues pour le 25 mai 2014 puissent se dérouler conformément aux normes les plus élevées et produire un résultat que tous les candidats puissent accepter; demande de détacher du personnel du Parlement européen auprès de la délégation de l’Union européenne à Kiev pendant une période transitoire jusqu’aux élections;
22. se félicite que le Conseil ait récemment reconnu que l’accord d’association, y compris un accord de libre-échange approfondi et complet, ne constitue pas l’objectif final de la coopération UE – Ukraine; souligne que l’Union européenne est prête à signer l’accord d’association/accord de libre-échange approfondi et complet dès que la crise politique actuelle sera résolue et que les nouvelles autorités ukrainiennes seront prêtes à envisager une perspective européenne sérieuse; rappelle, en outre, que l’article 49 du traité UE s’applique à l’Ukraine, au même titre que n’importe quel autre État européen, à condition que celle-ci adhère aux principes démocratiques, respecte les libertés fondamentales, les droits de l’homme et les droits des minorités ainsi que l’état de droit;
23. soutient l’initiative non partisane de la société civile en faveur de la création d’une “plate�forme Maïdan” visant à élaborer une stratégie afin de mettre fin à la corruption endémique en Ukraine;
24. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements des États membres, au président faisant fonction, au gouvernement et au Parlement ukrainiens, au Conseil de l’Europe ainsi qu’au président, au gouvernement et au Parlement de la Fédération de Russie.

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