Desem ki sevgilim – Si je te disais mon amour…



Perdu dans la foule je te cherche – Ortalığa düşmüşüm seni arıyorum…

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İSTANBUL

istanbul

Kamyonlar kavun taşır ve ben
Boyuna onu düşünürdüm,
Kamyonlar kavun taşır ve ben
Boyuna onu düşünürdüm,
Niksar’da evimizdeyken
Küçük bir serçe kadar hürdüm.
Sonra âlem değişiverdi
Ayrı su, ayrı hava, ayrı toprak.
Sonra âlem değişiverdi
Ayrı su, ayrı hava, ayrı toprak.
Mevsimler ne çabuk geçiverdi
Unutmak, unutmak, unutmak.
Anladım bu şehir başkadır
Herkes beni aldattı gitti,
Anladım bu şehir başkadır
Herkes beni aldattı gitti,
Yine kamyonlar kavun taşır
Fakat içimde şarkı bitti.

Cahit KÜLEBİ

İSTANBUL

Les camions transportent des melons et moi
Je pensais à elle sans arrêt,
Les camions transportent des melons et moi
Je pensais à elle sans arrêt,
Quand j’étais à notre maison à Niksar
J’étais libre autant qu’un petit moineau.
Ensuite le monde a vite changé
Eau différente, climat différent, terre différente.
Ensuite le monde a vite changé
Eau différente, climat différent, terre différente.
Comme les saisons sont vite passées
Oublier, oublier, oublier.
J’ai compris que cette ville est autre
Tout le monde m’a trompé et parti,
J’ai compris que cette ville est autre
Tout le monde m’a trompé et parti,
Les camions transportent encore des melons
Mais il n’y a plus de chansons en moi.

Cahit KÜLEBİ

İNSAN GİBİ

ozgurluk

Çok yakında bir gün
Çok yakında bir gün
Ağır uykulardan uyanacaklar
Zor kapıları açacaklar
Yere sağlam basacaklar.
Sevgiden sırılsıklam
Yangınlanacak aşklar
Çok yakında bir gün
Çok yakında bir gün
İnsanlar insan gibi yaşayacaklar.
En dar en karanlık sokaklar
Çok yakında bir gün
Çok yakında bir gün
Bayramlaşıp ışıyacaklar
Hürriyet giyecek aydınlık ayaklar.

Cahit IRGAT

HUMAINEMENT

Un jour très prochainement
Un jour très prochainement
Ils se réveilleront des sommeils profonds
Ils ouvriront les portes difficiles
Ils marcheront solidement sur la terre.
Les histoires d’amour seront incendiaires
D’excès de sentiments tout mouillés
Un jour très prochainement
Un jour très prochainement
Les gens vivront humainement.
Les rues les plus étroites les plus obscures
Un jour très prochainement
Un jour très prochainement
Seront en fête et illuminées
Les pieds seront chaussés de liberté.

Cahit IRGAT

DESEM Kİ

desem ki

Desem ki vakitlerden bir Nisan akşamıdır,
Rüzgârların en ferahlatıcısı senden esiyor,
Sende seyrediyorum denizlerin en mavisini,
Ormanların en kuytusunu sende gezmekteyim,
Senden kopardım çiçeklerin en solmazını,
Toprakların en bereketlisini sende sürdüm,
Sende tattım yemişlerin cümlesini.
Desem ki sen benim için,
Hava kadar lazım,
Ekmek kadar mübarek,
Su gibi aziz bir şeysin;
Nimettensin, nimettensin!
Desem ki…
İnan bana sevgilim inan,
Evimde şenliksin, bahçemde bahar;
Ve soframda en eski şarap.
Ben sende yaşıyorum,
Sen bende hüküm sürmektesin.
Bırak ben söyleyeyim güzelliğini,
Rüzgârlarla, nehirlerle, kuşlarla beraber.
Günlerden sonra bir gün,
Şayet sesimi farkedemezsen,
Rüzgârların, nehirlerin, kuşların sesinden,
Bil ki ölmüşüm.
Fakat yine üzülme, müsterih ol;
Kabirde böceklere ezberletirim güzelliğini,
Ve neden sonra
Tekrar duyduğun gün sesimi gökkubbede,
Hatırla ki mahşer günüdür
Ortalığa düşmüşüm seni arıyorum.

Cahit Sıtkı TARANCI

SI JE DISAIS QUE

Si je disais que le temps est un soir d’avril,
Le plus rafraîchissant des vents souffle de toi,
C’est en toi que je contemple la plus bleue des mers,
C’est en toi que je déambule le plus isolé des forêts,
C’est de toi que j’ai cueilli la plus résistante des fleurs,
C’est en toi que j’ai labouré la plus fertile des terres,
C’est en toi que j’ai goûté tous les fruits.
Si je disais que tu es pour moi,
Un chose nécessaire autant que l’air,
Sacrée autant que le pain,
Sainte autant que l’eau;
Tu es une faveur, oui une faveur!
Si je disais que…
Crois-moi ma chérie sincèrement,
Tu es la joie de ma maison, le printemps de mon jardin;
Et le vin le plus vieux sur ma table.
Je vis en toi,
Tu règnes en moi.
Laisse-moi parler de ta beauté,
En chœur avec les vents, les fleuves, les oiseaux.
Si un jour de ces quatre matins,
Tu ne perçois plus ma voix,
A cause de la vois des vents, des fleuves, des oiseaux,
Sache que je suis mort.
Mais ne sois pas triste du tout, sois forte;
Dans ma tombe, je parlerai de ta beauté aux insectes,
Et pas mal de temps après
Le jour où tu réentends ma voix dans les cieux,
Rappelle-toi que c’est le jugement dernier
Et perdu dans la foule je te cherche.

Cahit Sıtkı TARANCI

BUGÜN CUMA

cuma

Bugün cuma;
Büyükannemi hatırlıyorum,
Dolayısıyla çocukluğumu,
Uzun olaydı o günler!
Yere düşen ekmek parçasını
Öpüp başıma götürdüğüm günler!
O zaman inandığım gibi,
Sahiden bir öbür dünya varsa eğer,
Orada da cumaysa bugün,
Başında bulutlardan beyaz örtüsü,
Büyükannem namaz kılmaktadır,
Namahrem eli değmez seccadesinde;
Mekkei Mükerremeden getirilmiş.
Dilerim duasında unutmasın beni;
Günahkar olduğumu hatırlayarak.

Cahit Sıtkı TARANCI

C’EST AUJOURD’HUI VENDREDI

C’est aujourd’hui vendredi;
Je me souviens de ma grand-mère,
Par conséquent mon enfance,
Ces jours-là me semblaient longs!
Ces jours où je ramassais, embrassais et portais sur ma tête
Le morceau de pain tombé à terre!
Comme je croyais à cette époque-là,
S’il existe vraiment un autre monde au-delà,
Si là-bas aussi il est vendredi,
Avec son voile blanc nuageux sur sa tête,
Ma grand-mère doit être en train de faire sa prière,
Sur son tapis de prière intouchable par une main d’homme;
Apporté d’un pèlerinage à la Mecque.
J’aimerais qu’elle ne m’oublie pas dans sa prière;
En se souvenant que je suis un pécheur.

Cahit Sıtkı TARANCI

Traduit par Yakup Yurt ©

yakup_yurt

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