European Council Conclusions – Bruxelles, 27-28/06/2013.


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Croatia becomes the 28th Member State of the European Union

Croatia’s accession to the European Union – Q&A

L’UE souhaite la bienvenue à son 28e État membre: la Croatie

EU Commission welcomes decision on gas pipeline: Door opener for direct link to Caspian Sea

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Autres langues disponibles :

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Dans un contexte marqué par la faiblesse des perspectives économiques à court terme, le chômage des jeunes a atteint des niveaux sans précédent dans plusieurs États membres, avec un coût humain et social énorme. Il est nécessaire d’agir d’urgence.

Aujourd’hui, le Conseil européen s’est mis d’accord sur une approche globale pour lutter contre le chômage des jeunes, fondée sur les mesures concrètes suivantes: accélération de l’Initiative pour l’emploi des jeunes, avec une concentration des efforts en début de période; accélération de la mise en œuvre de la garantie pour la jeunesse; renforcement de la mobilité des jeunes et de la participation des partenaires sociaux. Le Conseil européen s’est également penché sur les moyens de stimuler l’investissement et d’améliorer l’accès au crédit. Il a appelé à la mobilisation des ressources européennes, y compris celles de la BEI; et il a lancé un nouveau “Plan d’investissement” pour soutenir les PME et dynamiser le financement de l’économie.

La stabilité financière s’améliore, mais l’UE et ses États membres doivent prendre d’autres mesures pour remettre l’Europe solidement et durablement sur les rails de la croissance et de l’emploi. L’assainissement des finances publiques et les politiques favorisant une croissance durable et l’emploi se renforcent mutuellement. Il faut dans le même temps agir avec davantage de détermination, à tous les niveaux, pour faire progresser les réformes structurelles et stimuler la compétitivité et l’emploi. C’est dans ce contexte que le Conseil européen a approuvé les recommandations par pays destinées à orienter les politiques et les budgets des États membres, concluant ainsi le Semestre européen de 2013.

Le Conseil européen a également évalué les progrès accomplis dans le cadre de l’union bancaire, qui constitue un élément essentiel de la stabilité financière et du bon fonctionnement de l’UEM. Enfin, le Conseil européen a présenté les prochaines étapes du renforcement de l’architecture de l’UEM et demandé que les travaux se poursuivent sur toutes ces questions d’ici sa réunion de décembre.

Le Conseil européen a accueilli chaleureusement la Croatie, qui sera membre de l’Union européenne à compter du 1er juillet 2013. Il a également félicité la Lettonie, qui remplit désormais les critères de convergence prévus dans le traité et pourra donc adopter l’euro le 1er janvier 2014.

I. L’EMPLOI DES JEUNES

1. Compte tenu du nombre inacceptable de jeunes européens qui sont sans emploi, la lutte contre le chômage des jeunes constitue un objectif spécifique et immédiat. Il faut mobiliser toutes les énergies autour de notre objectif commun, qui est de ramener les jeunes ne travaillant pas et ne suivant ni études ni formation vers le marché du travail, le système éducatif ou la formation dans un délai de quatre mois, comme le prévoit la recommandation du Conseil sur la “garantie pour la jeunesse”. Sur la base de la communication de la Commission relative à l’emploi des jeunes, il faut agir avec détermination et sans attendre, tant au niveau national qu’à celui de l’UE.

2. L’UE mobilisera tous les instruments dont elle dispose pour soutenir l’emploi des jeunes. Le Conseil européen convient d’une approche globale fondée sur les mesures concrètes suivantes:

a) dans la mise en œuvre des fonds structurels, une attention particulière sera accordée à l’emploi des jeunes, y compris, le cas échéant, par la reprogrammation des fonds non dépensés. La Commission et les États membres exploiteront toutes les possibilités qu’offre le Fonds social européen (FSE), qui est l’un des principaux instruments financiers institués à cette fin au niveau de l’UE, y compris en soutenant la création d’emplois nouveaux pour les jeunes actifs. Au besoin, les États membres amélioreront leurs capacités administratives, en s’appuyant sur l’assistance technique renforcée de la Commission et en se fondant sur les bonnes pratiques;

b) tous les travaux préparatoires nécessaires seront menés pour que l’Initiative pour l’emploi des jeunes soit pleinement opérationnelle d’ici janvier 2014 et pour que les bénéficiaires dans les régions de l’UE où le taux de chômage des jeunes est supérieur à 25 % puissent ainsi recevoir les premiers versements1. Pour que l’Initiative pour l’emploi des jeunes joue pleinement son rôle, le décaissement des six milliards d’euros qui lui sont alloués devrait intervenir au cours des deux premières années du prochain cadre financier pluriannuel (CFP)2. En outre, les marges demeurées disponibles en-deçà des plafonds du CFP pour les années 2014 à 2017 seront utilisées pour constituer une “marge globale pour engagements” destinée à financer en particulier des mesures de lutte contre le chômage des jeunes. Les États membres bénéficiaires de l’Initiative pour l’emploi des jeunes devraient adopter, avant la fin de cette année, un plan visant à lutter contre le chômage, notamment par la mise en œuvre de la “garantie pour la jeunesse”. Les autres États membres sont encouragés à adopter des plans similaires en 2014. La Commission présentera en 2016 un rapport sur la mise en œuvre de cette garantie et sur le fonctionnement de l’initiative;

c) la BEI contribuera à la lutte contre le chômage des jeunes grâce à son initiative “Des emplois pour les jeunes” et à son programme “Investir dans les compétences”, qui devraient être mis en œuvre sans délai;

d) de nouveaux efforts seront déployés pour promouvoir la mobilité des jeunes demandeurs d’emploi; il s’agira notamment de renforcer le programme “Ton premier emploi EURES”. Les États membres sont encouragés à utiliser une partie de leur dotation au titre du FSE pour soutenir des programmes de mobilité transfrontières. Le programme “Erasmus +”, qui encourage aussi la formation professionnelle sans frontières, doit être pleinement opérationnel à partir de janvier 2014. Il y a lieu de se féliciter tout particulièrement de l’accord intervenu entre le Parlement européen et le Conseil sur la reconnaissance des qualifications professionnelles. Il convient d’examiner rapidement les propositions de la Commission devant déboucher sur la création d’un réseau des services publics de l’emploi. Davantage d’efforts doivent être consentis, notamment sur la proposition relative au maintien des droits à pension complémentaire, qui doit être adoptée pendant la législature actuelle;

e) les apprentissages de haute qualité et l’apprentissage en milieu professionnel seront encouragés, notamment par l’intermédiaire de l’Alliance européenne pour l’apprentissage, qui sera lancée en juillet. Le cadre de qualité pour les stages devrait être mis en place au début de 2014;

f) les partenaires sociaux doivent être pleinement associés à ces actions et y participer activement. Le Conseil européen salue l’accord concernant le “cadre d’actions sur l’emploi des jeunes” auquel les partenaires sociaux sont parvenus le 11 juin 2013.

3. Au niveau national, où se situent la majorité des compétences en matière d’emploi, les États membres devraient aller de l’avant dans leurs réformes. Les États membres prennent actuellement des mesures pour moderniser les systèmes d’enseignement et de formation professionnels, renforcer la coopération entre le système éducatif et les entreprises afin de faciliter le passage de l’école à la vie active, d’améliorer l’intégration des jeunes peu qualifiés sur le marché du travail, de faire face aux problèmes d’inadéquation des compétences et d’encourager les formations en apprentissage et les stages dans les secteurs économiques clés, ainsi que l’esprit d’entreprise et les jeunes entreprises (start-up). Plusieurs États membres ont déjà présenté des programmes ambitieux pour soutenir l’emploi des jeunes. Mais il convient de poursuivre les efforts. En particulier, les États membres dans lesquels le chômage des jeunes est important devraient intensifier les politiques actives de l’emploi. Il importe d’être attentif à ce que les catégories de jeunes vulnérables confrontés à des difficultés particulières participent au marché du travail. Tout en reconnaissant que ce sont les États membres qui sont compétents dans ce domaine, le Conseil européen a rappelé qu’il était important d’alléger la fiscalité sur le travail, y compris, le cas échéant, en réduisant les charges sociales, car cela permettra d’accroître l’employabilité et de stimuler la création d’emplois et la compétitivité. Le Conseil européen a demandé que les États membres s’échangent davantage leurs bonnes pratiques; à cet égard, il s’est félicité de la tenue prochaine de la conférence de Berlin.

II. CROISSANCE, COMPÉTITIVITÉ ET EMPLOI

Semestre européen

4. À l’issue d’un échange de vues approfondi, le Conseil européen a conclu le Semestre européen 2013 en approuvant, dans l’ensemble, les recommandations par pays. Les États membres vont à présent traduire ces recommandations dans les décisions qu’ils prendront sur les budgets, les réformes structurelles et les politiques sociales et de l’emploi, tout en favorisant l’adhésion pleine et entière à ce processus au niveau national et en préservant le dialogue social. Le Conseil et la Commission suivront de près leur mise en œuvre. Le Conseil procédera régulièrement à un examen et à une évaluation de la situation économique en Europe.

5. Promouvoir la croissance et encourager l’assainissement budgétaire sont des processus qui se renforcent mutuellement. Il est essentiel de disposer de finances publiques saines si l’on veut que les pouvoirs publics puissent conserver la capacité de soutenir une croissance durable et l’emploi. À cet égard, le Conseil européen salue l’abrogation de la décision constatant l’existence d’un déficit excessif pour plusieurs États membres, ainsi que les efforts déployés par les États membres qui devraient atteindre leurs objectifs budgétaires. Il rappelle que le cadre budgétaire actuel de l’UE offre des possibilités de trouver un équilibre entre les besoins en matière d’investissements publics productifs et les objectifs de discipline budgétaire dans le cadre du volet préventif du pacte de stabilité et de croissance. Pour certains États membres, le rythme de l’assainissement budgétaire a été ajusté en fonction de la situation économique, comme le prévoit le cadre budgétaire de l’UE. Dans le même temps, les États membres devraient accélérer leurs réformes structurelles, ce qui permettra d’appuyer l’action menée pour rééquilibrer l’économie de l’UE et contribuera à rétablir la compétitivité et faire face aux conséquences sociales de la crise.

Un nouveau plan d’investissement pour l’Europe

6. Dans le contexte économique actuel, il est indispensable de rétablir des conditions normales d’octroi de crédits à l’économie et de faciliter le financement des investissements. Compte tenu de l’importance des PME pour l’économie, et en particulier pour la création d’emplois, les mesures destinées à concourir au financement des PME constitueront une priorité. Cela revêt une importance toute particulière dans les pays où le chômage des jeunes est élevé et où de nouveaux investissements sont nécessaires pour favoriser la croissance et l’emploi. Il importe également de promouvoir l’entreprenariat et l’emploi indépendant. Le Conseil européen a par conséquent décidé de lancer un nouveau “plan d’investissement”.

7. Le Conseil européen s’est félicité de l’accord intervenu sur le cadre financier pluriannuel de l’UE pour les sept prochaines années. Il a remercié les négociateurs du Parlement européen, du Conseil et de la Commission pour le travail qu’ils ont effectué et pour les efforts qu’ils ont déployés sans relâche et qui ont permis d’aboutir à ce résultat aujourd’hui. Le CFP jouera un rôle déterminant pour soutenir l’économie, en servant de catalyseur pour la croissance et l’emploi dans toute l’Europe et en stimulant les investissements productifs et dans le capital humain. Le Conseil européen a demandé que l’adoption formelle du règlement sur le CFP et de l’accord interinstitutionnel correspondant intervienne rapidement. À cet égard, le Conseil européen a également accueilli avec satisfaction l’accord intervenu sur les nouveaux programmes tels qu’Erasmus, COSME, Horizon 2020 et le programme pour l’emploi et l’innovation sociale. Le Conseil européen a souligné qu’il était important:

a) d’adopter avant la fin de l’année les différents programmes de l’UE qui concourent à la réalisation de la stratégie Europe 2020;

b) que les États membres travaillent avec la Commission en vue de conclure dès que possible leurs accords de partenariat et leurs programmes opérationnels;

c) de mettre en œuvre sans tarder les fonds structurels ainsi que les programmes pour la compétitivité des entreprises et les PME (COSME) et pour la recherche et l’innovation (Horizon 2020), qui sont particulièrement importants dans le cadre du soutien à apporter aux PME;

d) d’accélérer la mise en œuvre de la phase pilote des obligations liées à des projets. La Commission compte présenter son évaluation d’ici fin 2013.

8. Le Conseil européen a salué le rapport de la Commission et de la BEI sur le financement de l’économie. Il est convenu des mesures ci-après et s’est félicité de l’intention qu’ont la Commission et la BEI de les mettre en œuvre en priorité et de présenter, avant sa réunion d’octobre 2013, un rapport complet sur leur mise en œuvre comportant des objectifs quantitatifs, des instruments ainsi qu’un calendrier:

a) faire en sorte que la BEI intensifie l’action qu’elle mène pour soutenir l’octroi de crédits à l’économie en tirant pleinement parti de l’augmentation de capital à laquelle il a été procédé récemment (dix milliards d’euros). Le Conseil européen demande à la BEI de mettre en œuvre son plan visant à augmenter son activité de prêt dans l’UE de 40 % au moins sur la période 2013-2015. À cet effet, la BEI a déjà recensé de nouvelles possibilités de prêts pour plus de 150 milliards d’euros pour toute une série de priorités essentielles, telles que l’innovation et les compétences, l’accès des PME aux financements, l’utilisation rationnelle des ressources et les infrastructures stratégiques;

b) renforcer les instruments financiers de partage des risques entre la Commission européenne et la BEI pour inciter le secteur privé et les marchés de capitaux à investir dans les PME. Dans le cadre de ces initiatives, il faut faire en sorte que le volume des nouveaux prêts accordés aux PME dans l’UE augmente, en respectant les principes de solidité financière et de transparence ainsi que les plafonds du CFP. Le Conseil, en consultation avec la Commission et la BEI, précisera sans délai les paramètres qui devront présider à l’élaboration de ces instruments cofinancés par les Fonds structurels, en vue de produire d’importants effets de levier. Il faudrait mener les travaux préparatoires nécessaires pour que ces instruments puissent commencer à fonctionner en janvier 2014;

c) accroître la capacité de rehaussement de crédit du Fonds européen d’investissement;

d) étoffer progressivement les mécanismes de financement du commerce de la BEI pour favoriser l’activité des PME dans toute l’Union, en particulier dans les pays faisant l’objet d’un programme;

e) renforcer la coopération entre les banques nationales de développement et la Banque européenne d’investissement pour multiplier les possibilités de prêts conjoints et les échanges de bonnes pratiques;

f) mettre en place d’autres sources de financement en coopération étroite avec les États membres.

Mettre en œuvre le Pacte pour la croissance et l’emploi

9. Il y a un an, le Conseil européen a adopté un Pacte pour la croissance et l’emploi, un ensemble de mesures de croissance à effet rapide s’appuyant sur une enveloppe financière de 120 milliards d’euros. Des progrès notables ont été accomplis dans la mise en œuvre de ces mesures, dont certaines portent déjà leurs fruits, mais il faut aller plus loin. Les institutions et les États membres de l’UE devraient faire tout ce qui est en leur pouvoir pour que tous les éléments de ce pacte soient rapidement mis en œuvre, comme le Conseil européen l’a indiqué dans de précédentes conclusions, notamment en ce qui concerne le marché unique, l’innovation, la stratégie numérique, les services, l’énergie et la fiscalité. Le Conseil européen attend avec intérêt le rapport actualisé sur la mise en œuvre du pacte, qui doit lui être présenté en décembre 2013 et qui se fondera sur l’examen auquel le Conseil procédera régulièrement.

10. Comme convenu en mars dernier, le Conseil européen suivra de près la mise en œuvre des orientations qu’il fixe pour stimuler la croissance économique et promouvoir la compétitivité, en particulier en organisant régulièrement des discussions thématiques. À cet égard, le Conseil européen a procédé à un premier échange de vues sur deux questions essentielles:

a) il est d’une importance capitale que l’Europe dispose d’une base industrielle solide, qui constitue un élément fondamental du programme de l’UE pour la croissance et la compétitivité. Le Conseil européen a appelé à la mise en place d’une vaste approche horizontale et cohérente visant à doter l’Europe d’une politique industrielle moderne pour accompagner les mutations structurelles et le renouveau économique. Il a salué le plan d’action de la Commission pour une industrie sidérurgique compétitive et durable. Dans la perspective de sa réunion de février 2014, il attend avec intérêt les autres contributions de la Commission, conformément aux conclusions qu’il a adoptées en mars et en mai 2013. La prochaine présidence est invitée à faire avancer les travaux préparatoires au sein du Conseil;

b) rappelant ses conclusions de mars 2013, le Conseil européen a salué la communication de la Commission sur les dix règlements les plus contraignants, qui constitue une première contribution. Il a déclaré attendre avec intérêt de recevoir avant sa réunion d’octobre un programme de travail détaillé comprenant des propositions concrètes supplémentaires et, le cas échéant, nouvelles, destinées à réduire la charge réglementaire globale et à stimuler la compétitivité, compte tenu toujours de la nécessité d’assurer une protection appropriée des consommateurs et des travailleurs. Le Conseil européen a demandé que les efforts se poursuivent afin de rendre la réglementation de l’UE et des États membres plus efficace, plus cohérente et plus simple. Il reviendra sur ces questions à la lumière de ces propositions.

Dans la perspective des discussions thématiques qu’il tiendra lors de sa réunion d’octobre 2013 afin d’imprimer un nouvel élan dans les domaines de l’innovation, du marché unique numérique et des services, le Conseil européen a invité la Commission à présenter, avant cette réunion, son rapport sur l’exercice d’évaluation par les pairs dans le cadre de la directive “services” ainsi que sur le processus “Des licences pour l’Europe”.

11. Rappelant le rôle que doit jouer le commerce pour stimuler la croissance et l’emploi, le Conseil européen s’est félicité du lancement des négociations en vue de la conclusion d’un partenariat transatlantique de commerce et d’investissement avec les États-Unis.

DOCUMENTS APPROUVÉS PAR LE CONSEIL EUROPÉEN

• Rapport du Conseil européen du 25 juin 2013 relatif aux recommandations par pays pour 2013

• Conclusions sur l’élargissement, adoptées par le Conseil le 25 juin 2013

• Conclusions sur le rapport annuel sur l’aide publique au développement de l’UE, adoptées par le Conseil le 28 mai 2013

• Conclusions sur le programme général pour l’après-2015, adoptées par le Conseil le 25 juin 2013

• Plan d’action pour la mise en œuvre de la stratégie maritime pour la région atlantique, adopté par le Conseil le 25 juin 2013

1 :

Étant donné qu’en Slovénie, le chômage des jeunes a augmenté de plus de 30% en 2012, la région de la Slovénie orientale, où le chômage des jeunes était supérieur à 20% en 2012, bénéficiera également de l’Initiative pour l’emploi des jeunes.

2 :

Cela se fera sans porter atteinte aux objectifs fixés par le Conseil européen en mai 2013 en ce qui concerne la politique énergétique.

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Opening remarks by President Herman Van Rompuy at the European Council

We are joined today by many special guests, in particular the social partners – whom I will introduce shortly. It’s social dialogue at the highest level ! And we have one new colleague,Prime Minister Plamen Oresharski of Bulgaria. Welcome !

We are here today to take concrete action on two crucial issues, issues that matter to millions of people – for young job seekers and small businesses. We’re here, first, to fight youth unemployment, a most urgent concern for our societies. Bringing down hurdles that stand in the way of millions of young Europeans’ future.

This meeting is a rallying point. To bring together initiatives in all our countries, actions together as a Union, with all the actors involved. Not just the Member States but also business and industry leaders and employees from the private and public sectors. Which is why I am happy that we are all sitting around the same table now.

We’re also here to find solutions to the credit crunch that’s holding back the very companies that should be driving the recovery – the local SMEs, the start-ups of today, perhaps the successes of tomorrow. We need to bring oxygen deep into our system…!

We have many other things to do, some of which we’ll discuss tomorrow, but these two are serious and pressing: so let’s tackle them with resolve.

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Remarks by President Herman Van Rompuy following the European Council

It’s been a productive summit. Last night we decided two key sets of actions:

– First, to promote jobs for youth, not least by scaling up our Youth Employment Initiative to 8 billion euro, with most of the money concentrated in the first two years. As the budget unrolls, any funds left unspent will go in priority to employment.

– Also, to help millions of SMEs, the biggest employers in our countries, get through the credit crunch in some countries, we will combine funds from the EU budget and the European Investment Bank.

That was yesterday. And today marks two historic milestones: for Croatia and the Balkans, but also for the eurozone, with Latvia set to join.

Before I continue, I want to warmly congratulate Taoiseach Enda Kenny and his team for a more than excellent Irish Presidency of the Council. Just in the past two weeks, three major successes. Right before the G8, a mandate for trade negotiations with the United States.

Yesterday an agreement on how to deal with failing banks and above all an agreement with the Parliament on the EU budget, the MFF. Three important decisions for future months and years! And let me stress it was a great pleasure, dear Enda, to work together with you and your team these six months.

“Stability – Growth – Jobs”
: that was the motto of the Irish Presidency. This summit was another example of how the whole Union is working simultaneously on all these fronts.

Through a constant focus on long-term reforms, which was at the heart of our discussions last night on the country-specific recommendations. They are key to make our economies more resilient and more competitive globally.

But we know that reforms take time and results won’t be immediate, so we are also concentrating on launching actions with direct impact. Fighting youth unemployment and helping SMEs access to credit – like we achieved last night.

This is also possible because we’ve managed to restore financial stability. We have halved public deficits (compared to before the crisis), we’re now equipped to deal with financial turmoil and we’ve committed ourselves to a long-term roadmap to reinforce our Economic and Monetary Union for the future.

On this last point, we are moving at a steady pace towards the banking union; our top priority, to restore in this way normal lending to the economy.

Yesterday’s agreement among finance ministers to harmonise recovery and resolution rules for all EU member states was yet another important step forward. In fact this is a bridge towards the Single Resolution Mechanism for banks, to which all leaders are firmly committed. We’re looking forward to the Commission proposal very shortly, to be adopted within a year by the end of this parliamentary term.

Last week, eurozone finance ministers also agreed the main features for direct recapitalisation of banks in trouble, with funds from the European Stability Mechanism.

This is another bridge towards the banking union. So the bridges are ready or under construction, and we’re getting set to cross over, starting with the transition towards the Single Supervisory Mechanism for all eurozone banks in 2014.

On the other aspects of the roadmap towards a genuine Economic and Monetary Union, this morning I updated colleagues on the state of play, following broad consultations, and we agreed the way forward.

We talked especially about the social dimension in the EMU, for instance emphasizing social and employment indicators in existing tools. We underlined the need for a constructive social dialogue – a point which was also highly appreciated by the EU social partners yesterday.

We also discussed other ideas to overcome bottlenecks to competitiveness, growth and jobs. One avenue is that of contracts, with strong national ownership, to be concluded between a member state and the EU institutions and potentially associated with solidarity mechanisms. This is still uncharted territory, but we identified some principles, on which there are convergences.

Of course, these issues are by nature complex, and further investigation is needed, but again, through consultations, convergence is growing and there is steady progress. We will revert to this both in October and December.

And it’s worth noting that the eurozone is still expanding! The European Council congratulated Latvia on the prospect of becoming the 18th member on 1st of January.

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Remarks by President Herman Van Rompuy following first session of the European Council

Let me brief you on the outcome of the first working day of the European Council. Even before we started, it was already a very productive day for the European Union. Late last night: a good decision by finance ministers was taken on how to restructure and resolve failing banks. This morning: the last hurdle for the launch of the Union’s multi-annual budget was cleared in an agreement between Council and Parliament at the highest level, brokered together with the Commission President.

Our meeting this evening was dedicated to two urgent issues. Fighting youth unemployment and promoting investment for small and medium-sized enterprises.

On youth unemployment, this meeting was a rallying point. A signal of the broad mobilisation growing across Europe. We were joined – and it was a first – by the EU social partners, representing both large businesses and SMEs, public services and trade unions, and had a good exchange of views.

Unemployment levels are alarmingly high – hiding many different realities and causes that often run deep. And we are under no illusion: the problem won’t be solved overnight. But there is no reason for a “mission impossible” mindset. Common resolve and immediate actions can make a difference. That’s why we took tonight a number of decisions that can and will create jobs.

Scaling up and speeding up actions like the Youth Employment Initiative or the Youth Guarantees – to ensure that within 4 months of leaving school or becoming unemployed, every young person gets a good offer for a job, education or training To this end, first, the Youth Employment Initiative will be frontloaded, with spending
concentrated in the first two years. Second, the flexibility offered by the MFF as agreed
this morning, means unspent funds go in a pot and will be used primarily to support employment, especially for youth, but also on growth areas like innovation and research.

The flexibility means, in effect, that beyond the 6 billion euro that we reserved in February, there will be substantially more available for the Youth Employment Initiative: according to projections, at least 8 billion euro in total. This is good news. And I am also glad that with the new budget these programmes will be able to start as foreseen as of 1 January.

We took other decisions — for instance promoting cross-border mobility, including for vocational training, as well as high-quality apprenticeships. They will help bring down hurdles, giving a perspective to hundreds of thousands of young people. But that is not all.

Employment policies are mainly a responsibility for national governments, with the European Union supporting national efforts. Together we have more tools, we can offer more solutions. Leaders are eager to exchange experiences and best practices, bilaterally or for instance next week in Berlin. Today’s meeting shows that leaders consider that unemployment in all our countries, even if it’s a matter for national governments, also is a joint responsibility. Economically, socially, politically.

Our second focus tonight was on the financing of the economy. SMEs especially are hit by tight lending conditions, while they are the biggest employers of young people.

Even now that government spreads have decreased, access to credit for firms remains too uneven across the Union. To solve this in a lasting way, we’re setting up a banking union – with good progress underway. But clearly we cannot just sit back until it is up and running.

So tonight we agreed on substantial investment actions for Europe, with a strong focus on SMEs.

The idea is to increase synergies between the EU budget and the European Investment Bank, so as to leverage private investments to finance millions of SMEs. The European Investment Bank will play a central role, drawing on its 10 billion euro capital increase that is already being put to work. Tonight we heard from EIB President Werner Hoyer how the bank has already identified hundreds of billions of euro in investment projects, projects that without public investing would not be taken up. So even if the situation is difficult, opportunities are there.

Tonight we also discussed member states’ economic policies. In fact we concluded our annual coordination cycle, the European Semester. It helps member states keep the promises they make to themselves; that’s why we set it up 3 years ago. It works around a shared aim: for each country restoring or ensuring sound economic fundamentals and driving forward structural reforms. In the long term, it’s the only way to preserve our social models and our competitiveness, to create jobs.

Good night, and see you tomorrow – when we will talk about the Economic Monetary Union, especially the banking union, accession prospects for the Balkans and other foreign policy issues.

 

**

Statement by President Barroso following the first day of the European Council, 27 June 2013

 

28 June 2013-Today was a growth and jobs Summit. It was also about creating a new consensus to get our economy growing again. The reality is that our growth performance is disappointing, and in some parts of Europe we have a social emergency. So we need to face this situation with courage and determination, and I believe a part of the response is confidence.

Of course, confidence is a very vague political word. But I think that in these current circumstances it has a special meaning, also from the economic point of view. Confidence is a key variable in the equation for growth at the European level. And this European Council was from that point of view extremely important, because it was a way of getting a consensus on the priorities for the future. And what are these priorities? They are of course what has to be done at national, and what we can do also at European level. I welcome the fact that the President of the European Council has decided to put precisely these two issues – youth employment and SMEs – at the centre of the agenda.

We have endorsed the Country-specific recommendations the Commission has proposed. I think this year the level of ownership of these Country-specific recommendations by the Member States was very much improved and I am very happy with the consensus generated around the need to speed up structural reforms. Reforms take time, sometimes reforms are difficult, but they are critically important to build a dynamic economy and sustainable growth to keep our social market economy. And, in fact, in our Country-specific recommendations the Commission has pointed out the most urgent reforms that are needed, and I was really happy with the good reception that our recommendations have received.

But, reforms are not enough, and the reality is that sometimes reforms are taking too long to produce results, especially in terms of employment. This is why we also need investment, investment for the SMEs and also investment for the most acute social problem in Europe which is unemployment, including particularly unemployment of young people. That is why, already in March, we have agreed that anyone under 25 leaving school or recently unemployed should within four months be eligible for a job, a traineeship or an apprenticeship. And today we have agreed the money to back up our words. This youth employment initiative of €6 billion we have decided it will be frontloaded, it means: used already in 2014 and 2015, and, as already mentioned by the President of the European Council, in fact because of flexibility it will be for this youth employment initiative a much more important amount for the next years.

We also need to get finance to our small companies – they are the lifeblood of our economy; and today we have agreed to use public funds intelligently to unblock loans to SMEs, provided they have sound projects. I welcome the endorsement of heads of state and government tonight of the Commission and European Investment Bank ideas to accelerate lending to those SMEs most in need. Some issues from a technical point of view have of course to be decided by the ECOFIN Council but there was – and the conclusions reflect that – a strong endorsement of the need to do more in terms of the investment of the EIB together with the structural funds, trying to maximize the leverage effect. And this was, without a doubt, good news.

As you know, we have presented before the European Council a progress report on the growth compact. And we make in a very objective manner what is going better and what is going not so well. In fact, there is still much to be done to complete the energy market, the digital economy, research and innovation, that will drive growth in the 21st century. But it is also fair to say that a lot has been done during these last years. One thing is sure: we had a growth compact but we cannot develop this growth compact without a growth fund. Our growth fund at European level is of course the multiannual budget. This is why I was delighted that this morning we have agreed, with the President of the European Parliament and with the President of the Council – the current Irish Presidency, agreed politically, on the next multiannual budget for Europe. This is critically important now, so that we have all the instruments to develop the policies agreed.

Tomorrow, as the President of the European Council said, we are going to discuss Economic and Monetary Union, namely the issue of the Banking Union, and I want to signal it was an extremely important agreement by finance ministers yesterday of the Commission proposal for Bank recovery and resolution. This is very good news. And now we have the things ready to come with the next step – it will be the mechanism for resolution. So there is also progress in the Banking Union.

Indeed, the last 24 hours have been a great success because we have obtained this, by the Council, this approval of the Directive on Bank resolution and recovery; we have an agreement between Parliament and Council on the reform of the Common Agricultural Policy and today we have also agreed on the next MFF, and we have in this European Council very important decisions regarding youth employment and support to small companies.

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